Auteur Sujet: LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.  (Lu 80624 fois)

Dovette

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #80 le: 04-11-2007, 19:27 »
Poème pour l'Algérie heureuse

Neiges dans le Djurdjura
Pièges d'alouette à Tikjda
Des olivettes aux Ouadhias

On me fouette à Azazga
Un chevreau court sur la Hodna
Des chevaux fuient de Mechria
Un chameau rêve à Ghardaia

Et mes sanglots à Djémila
Le grillon chante à Mansourah
Un faucon vole sur Mascara
Tisons ardents à Bou-Hanifia

Pas de pardon aux Kelaa
Des sycomores à Tipaza
Une hyène sort à Mazouna
Le bourreau dort à Miliana

Bientôt ma mort à Zémoura
Une brebis à Nédroma
Et un ami tout près d'Oudja
Des cris de nuit à Maghnia

Mon agonie à Saida
La corde au cou à Frenda
Sur les genoux à Oued-Fodda
Dans les cailloux de Djelfa

La proie des loups à M'sila
Beauté des jasmins à Koléa
Roses de jardins de Blida
Sur le chemin de Mouzaia

Je meurs de faim à Médea
Un ruisseau sec à Chellala
Sombre fléau à Medjana
Une gorgée d'eau à Bou-Saada

Et mon tombeau au Sahara
Puis c'est l'alarme à Tébessa
Les yeux sans larmes à Mila
Quel Vacarme à Ain-Sefra

On prend les armes à Guelma
L'éclat du jour à Khenchla
Un attentat à Biskra
Des soldats aux Nementcha

Dernier combat à Batna
Neiges dans le Djurdjura
Piéges d'alouette à Tikjda
Des olivettes aux Ouadhias

Un air de fête au coeur d'El Djazaïr

Assia Djebbar


Assia DJEBAR ( de l'Académie Française 2004)
Pseudonyme de Fatma-Zohra Imalayen. Née le 4 août 1936 à Cherchell. Études secondaires au lycée de Blida (interne). Baccalauréat en 1953. En 1955, réussit au concours d'entrée à l'École nor­male supérieure de Sèvres. En 1956, ne passe pas ses examens (grève des étudiants algériens). Écrit La Soif en deux mois. En 1957-1958, passe deux ans à l'E.N.S., mais ne fait pas la troisième année. Se marie en mars 1958. Fin licence d'histoire. A Tunis : D.E.S. d'histoire. Collabore à El Moudjahid, organe de presse du F.L.N. : enquêtes auprès des réfugiés algériens. De 1959 à 1962, est assis­tante à l'université de Rabat, puis en 1962 à Alger. De 1965 à 1974, séjour à Paris. Retour à Alger en 1974, à l'université. Fait son premier film en 1977-1978. Vit actuellement entre Paris et Alger.
La Soif (roman; Paris, Julliard, 1957) ; Les Impatients (roman; Paris, Julliard, 1958) ; Rouge, l'aube (théâtre) et Poèmes pour l'Algérie heureuse, écrits à Rabat en 1960 et publiés à Alger après l'indépendance, en 1969 (au moment du Festival panafricain, la pièce est jouée, mais l'auteur est en désaccord avec la mise en scène) ; Les Enfants du Nouveau Monde (roman; Paris, Jul­liard,1962) ; Les Alouettes naïves (Paris, Julliard, 1967) ; Femmes d'Alger dans leur appartement (Paris, éd. des Femmes, 1981) ; Ferdaous (trad. ; Paris, éd. des Femmes, 1982) ; L'Amour la fantasia (roman; Alger, E.N.A.L. - Paris, Lattès, 1985) ; Ombre sultane (roman; Paris, Lattès, 1987).

Gouzmita

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #81 le: 04-11-2007, 19:43 »
La proie des loups à M'sila
Beauté des jasmins à Koléa
Roses de jardins de Blida
Sur le chemin de Mouzaia
Je n'ai jamais entendu qu'il y a des loups a msila meme en afrique entiere et opuis ce n'est pas un texet d'amour mais plutot une suite d'idee  sans fin, une seule idee de la schozophrenie

Gouzmita

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #82 le: 04-11-2007, 19:52 »
Assia DJEBAR ( de l'Académie Française 2004)
Pseudonyme de Fatma-Zohra Imalayen. Née le 4 août 1936 à Cherchell. Études secondaires au lycée de Blida (interne). Baccalauréat en 1953. En 1955, réussit au concours d'entrée à l'École nor­male supérieure de Sèvres. En 1956, ne passe pas ses examens (grève des étudiants algériens). Écrit La Soif en deux mois. En 1957-1958, passe deux ans à l'E.N.S., mais ne fait pas la troisième année. Se marie en mars 1958. Fin licence d'histoire. A Tunis : D.E.S. d'histoire. Collabore à El Moudjahid, organe de presse du F.L.N. : enquêtes auprès des réfugiés algériens. De 1959 à 1962, est assis­tante à l'université de Rabat, puis en 1962 à Alger. De 1965 à 1974, séjour à Paris. Retour à Alger en 1974, à l'université. Fait son premier film en 1977-1978. Vit actuellement entre Paris et Alger.

tout ça ne me surprend pas .

Dovette

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #83 le: 04-11-2007, 20:06 »
La proie des loups à M'sila...

Gouzmita:
C'est du n'importe quoi!!!!
Je ne peux déformer  le texte puisqu'il est réel et évidemment ca parlait de proie et non de loup...
Relis-le une seconde fois...

Bien à toi!

Gouzmita

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #84 le: 04-11-2007, 20:10 »
elle a dit loup qui ouled derradj allons allons.

Dovette

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #85 le: 04-11-2007, 20:20 »
elle a dit loup qui ouled derradj allons allons.

Gouzmita,

Pourras-tu écrire à Assia djebbar et lui faire corriger son erreur,  puisque tu refûtes son poême????

Gouzmita

  • Invité
Re : Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #86 le: 04-11-2007, 20:22 »
elle a dit loup qui ouled derradj allons allons.

Gouzmita,

Pourras-tu écrire à Assia djebbar et lui faire corriger son erreur,  puisque tu refûtes son poême????
pas refutes but critique . autre precision de taille

Dovette

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #87 le: 04-11-2007, 22:43 »
..Et gozmita, s'est tue!!!

perigot

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #88 le: 05-11-2007, 06:26 »
 
 L'Algérie peut et doit s'enorgueillir de posséder une femme de cette trempe.
Dove, il me semble que le post sur Assia Djebar devrait plutôt figurer au topic : Les grands poétes de l'humanité.Le présent topic est réservé à la poésie d'expression arabe et qui , de surcroît, a pour thème l'amour.
« Modifié: 05-11-2007, 17:29 par Perigot »

perigot

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #89 le: 05-11-2007, 17:24 »
 
SUITE :  BEN GUITOUN -  L'HISTOIRE ET LE POEME DE HIZIA.



Hizia
une histoire de musique nomade


Le texte de Benguitoun est ‘beau’ et Khelifi Ahmed en a donné la preuve – des années après son oncle maternel - en amenant Hizia des fins fonds de son oasis de Sidi Khaled jusqu’aux portes de l’Europe, dans la célèbre salle parisienne de l’Olympia, et lui donna un écho et une dimension universels...


Nous préférons donner la parole à un connaisseur de la musique bédouine, A. Hachelaf, en citant le contenu de son texte que nous avons pu trouver sur internet et qui a servi de présentation à la jaquette du CD Musique et Tradition ‘La Musique Saharienne’ (éditions des Artistes Arabes Associés).



« La musique sahraoui (saharienne) est la plus répandue du fait qu'elle concerne une population qui occupe les hauts plateaux, de l'est à l'ouest du pays, et une grande partie du Sahara; elle couvre exactement le terrain de parcours des tribus nomades d'origine arabe.


Basée sur la poésie des différentes tribus, la chanson saharienne dont les origines remontent aux sources de la musique arabe s'apparente au sawt hidjazien et au hida (ou hoda) antéislamiques - une mélopée de conducteurs de chameaux - et est ainsi la musique la plus authentiquement arabe de toutes celles que l'on connaît en Algérie.


Le chanteur, qui chantait ses propres poèmes, s'appelait fahsi, déformation du mot fassih (éloquent). Tous les chanteurs du début de notre siècle étaient, comme leurs prédécesseurs, des poètes. De la fin du 17ème siècle nous pouvons citer Hadj Aissa Laghouati, un des plus grands du genre, spécialisé dans le madih (chant à la louange du Prophète ou des saints de l'islam). On le cite aussi parmi les poètes soufis (mystiques). Plus près de nous, citons les cheïkhs Smati et Benguitoun - contemporains de l'émir Abdelkader - El Arjani et Mohamed Belkhir* (ce dernier était, à la fin du siècle dernier, le chantre de la tribu des Ouled Sid'ech Chikh). Au début de notre siècle Abdallah BenKerriou et Hadj Aissa Ben Allal. Tous ont laissé d'importants recueils de poèmes dont une grande partie est chantée régulièrement par les chanteurs du genre malhoun (poésie populaire). Ces poèmes sont aussi chantés dans les genres voisins comme le gharbi. Le cheïkh Hamada n'a-t-il pas chanté, dans son propre style, le plus grand succès du genre sahraoui, "Gamr ellil " d'Abdallah Benkerriou, comme s'il voulait nous prouver qu'il n'y a aucune frontière ni entre les genres bédouins ni entre ces genres et le hawzi ou le chaâbi qui découlent, eux, de la musique andalouse.


Le chant sahraoui se caractérise par une introduction en solo ponctuée par des vocalises sur les deux syllabes "Aï ! Aï ! " extériorisant la douleur physique ou morale du poète. La métrique de la poésie sahraouie offre au chanteur une grande liberté qui lui donne la possibilité de mettre en relief son esprit d'invention et son habileté d'improvisateur bien que son improvisation se fasse dans le cadre fixé par la tradition où entrent en jeu le genre du poème, sa construction, et même le rythme sur lequel il va se développer. Nous pouvons citer quelques-uns de ces cadres ou modes, très différents les uns des autres, qui donnent aux professionnels aussi bien la tonalité que le rythme sur lequel doit se chanter le poème. Citons parmi les modes le srouji, mode utilisé dans "Guelbi tfakkar orban rahhala " de Hadj Aissa Ben Allal, le ghates, utilisé dans "Ya cham'a" d'El Arjani, le saihi, le babouri. Il existe encore d'autres modes qu'il serait trop long d'évoquer dans ce modeste travail de vulgarisation.


La structure du poème (qacida) et son contenu littéraire confirment l'origine essentiellement arabe du chant sahraoui. [voir la traduction du poème de Hizia faite par C. Sonneck et aussi par Souhel Dib].


Le poème débute en général par l'évocation d'un campement abandonné comme dans les plus beaux poèmes de l'époque antéislamique, ou bien par un tableau de la vie quotidienne du nomade, ou encore par l'éloge de la tribu et de ses hauts faits. Viennent ensuite le portrait de la bien-aimée ou la description d'un festin dans une pure tradition bacchique qui souligne la grande générosité de la tribu pour ses hôtes. Autre début possible: une supplique adressée au Prophète ou au saint patron de la région afin qu'ils aident le poète à parfaire son oeuvre. Cette façon de commencer un chant sahraoui est empruntée aux chants du genre madih, chants très rythmés utilisés dans les confréries mystiques pour les danses extatiques.


Cette musique utilise les instruments traditionnels de la chanson bédouine: les différents types de flûte de roseau, longue pour les hommes, courte pour les femmes (plus proche de leur tessiture vocale) - les flûtes vont généralement par paire, l'une jouant la mélodie, l'autre faisant le bourdon, une note tenue donnant la note principale du mode choisi; pour la partie rythmée qui vient en fin de qacida, on utilise les tbal-s (tambours à deux membranes, frappés par deux baguettes), les bendir-s (tambours à une membrane, frappés par les mains). Pour le chant bédouin des régions ouest, on utilise en outre le gallal (tambour long à une membrane dont le corps est creusé dans un tronc d'aloès.). A la place des flûtes on peut utiliser des ghaïta-s (sortes de hautbois) quand il s'agit de chants de fêtes religieuses ou profanes et surtout pour rythmer les innombrables danses sans lesquelles une fête ne serait qu'un spectacle sans liesse populaire. Citons le saâdaoui, le heddaoui et l'abdaoui, du nom des marabouts (saints) devant les tombeaux desquels ces danses ont été créées, le mertah (danse paisible), le baroudi (danse des fusils), le khayyali (danse des cavaliers), le tawsi (danse du paon, typiquement féminine, inspirée de la démarche de ce beau volatile).

[...] Des versions écourtées de ce même poème (Hizia de Benguitoun) avaient [...] été enregistrées antérieurement, la première par El Hadj Benkhlifa, l'oncle maternel de Khelifi Ahmed, déjà dans la carrière au début des années 30, la seconde dans les années 40, par une autre célébrité de la chanson sahraoui Smaïn Elboussaâdi. Il aura pourtant fallu attendre la fin des années 40 pour voir enfin, comme il se doit, populariser par Abdelhamid Ababsa une oeuvre d'un si grand intérêt en ce qui concerne la littérature populaire et l'histoire des moeurs en usage au début du siècle dernier.»

* Ce poète fut exilé et emprisonné en Corse par l'armée coloniale de l'époque (cité par Ahmed el Amin "Hizia : l'épopée algérienne" Dar el Misbah, Alger 1991). D'autres poètes de cette époque furent exilés en Nouvelle Calédonie (C. Sonneck "Chants arabes du Maghreb" Maisonneuve, Paris 1902)



Hizia
une histoire de transhumance nomade
 

Les tribus bédouines ont de tout temps obéi au besoin vital de trouver des pâturages pour leurs troupeaux. L’été, les caravanes prenaient la route du Nord et installaient leur campement dans les riches plaines du Constantinois et les Hauts Plateaux de Sétif. L’hiver, elles se repliaient vers le Sahara et leurs oasis natales. Les Dhouaouda campaient près d'el Eulma (ex. St Arnaud). Les gens de Sidi Khaled nous ont raconté que les caravanes parcouraient en moyenne 30 à 40km par jour qui constituent l'équivalent de ce qu'ils appellent une 'rihla'. La rihla ou étape commençait avec l'aube (prière du fidjr) et se terminait en milieu d'après-midi (vers la prière du 'açr). Ils estiment que de Sidi Khaled à el Eulma il y avait 15 rihla. Voir la page Tribus Nomades pour plus d'informations sur les quartiers d'hiver et d'été des différents Cheikhs el Arab des tribus du Sahara à travers les siècles.

Ces bédouins, gens du voyage, aimaient faire la fête en faisant parler le baroud et courir leurs chevaux. Ils étaient aussi poètes et chantaient la beauté de leurs femmes, les richesses de leurs oasis, la fierté et le courage de leur tribu... 

A travers le poème de Benguitoun nous pouvons recréer l’itinéraire du parcours de transhumance de cette branche de la tribu des Dhouaouada à laquelle appartenait Hizia.




Hizia
une histoire de manuscrit nomade.


 

Dans ses Chants arabes du Maghreb, étude sur le dialecte et la poésie de l’Afrique du Nord (Maisonneuve, Paris, 1902) C. Sonneck a été le premier à imprimer une version arabe (le texte original de Benguitoun comporte une centaine de vers environ, selon qu'on l'écrive en quatrains ou en couplets) recueillie probablement du vivant de Benguitoun, auprès de ses contemporains, mais dont on ignore l’identité.


Le texte de Sonneck ne présente pas, à proprement parler, de différences importantes avec les versions plus tardives, excepté une omission de 3 vers inexistants dans le manuscrit du cheikh Mostefa Naimi, par exemple. Par contre, Sonneck inclut 1 vers qu'on ne retrouve pas dans le manuscrit du cheikh.

Les autres différences résident notamment dans l'agencement de certains vers qui sont placés soit avant soit après des passages-repères positionnés à l'identique dans les deux versions. Le reste se résume à une dizaine de mots différents, parfois juste des lettres, et à la reprise d'un couplet sous forme de refrain chez Sonneck. La différence générée par les lettres peut s'expliquer par le fait que le texte de Sonneck est une transcription faite à partir d'une source orale, et donc sujette à une mal interprétation phonétique de ce qui est rapporté par l'informant autochtone.

Un autre fait de taille en faveur de Sonneck : il a été le premier à transcrire le poème de Benguitoun et à le traduire en français; historiquement parlant (1902 ou probablement bien avant cette date), il a été plus près de la source que n'importe qui d'autre par la suite. Cependant, l'authenticité du texte dépend, dans le cas de Sonneck, du choix de son informant local et de la connaissance de ce dernier du poème tel qu'il a été créé par Benguitoun, exigeant une mémoire sans faille, sans omission ni rajout au texte original...

 

Une autre traduction du poème Hizia en langue française a été  faite par un auteur algérien, Souhel Dib, et publiée dans son livre "Anthologie de la poésie populaire algérienne d'expression arabe" paru en 1987 chez les éditions l'Harmattan, à Paris.

 

Le travail de l'éminent universitaire - et enfant du pays - Ahmed el Amin sur l'authenticité des sources des différentes versions en circulation a abouti à d'excellents résultats sur le terrain, dont la version calligraphiée de la main du Cheikh Mostefa Naimi.


 

Quoiqu’il en soit nous avons préféré faire confiance au manuscrit du cheikh Mostefa Naimi (neveu du célèbre Cheikh Naïm Naimi, natif de Sidi Khaled, qui s’est intéressé à la sauvegarde du riche patrimoine littéraire local) pour deux raisons :



1) l’originalité et la beauté du trait calligraphique imprègnent au chant de Benguitoun une touche personnalisée, vivante et plus humaine qu’une quelconque font stylisée et anonyme



2) l’appartenance du cheikh Naimi à une famille d’érudits et son intérêt pour la culture et le patrimoine littéraire oral nous forcent à considérer sa version comme étant une source digne de confiance, bien qu’elle présente quelques omissions de copiste et certaines différences dans le choix des items et dans l’agencement des éléments descriptifs ou narratifs en comparaison avec d’autres versions toutes aussi dignes de foi, rapportées par des anciens, toujours en vie, de la région de Sidi Khaled.

   


 
Hizia
une histoire de tribus nomades


Une grande partie des informations présentées dans cette page ont été extraites des Mémoires du cheikh Mohamed Khireddine (imprimerie Dahleb - Alger 1985) qui a lui-même puisé dans plusieurs ouvrages d'histoire du Maghreb et de l'Algérie, et principalement dans les écrits d'ibn Khaldoun. Les dates ont été rapportées telles qu'elles apparaissent dans l'ouvrage, sans aucune modification, bien qu'elles soient parfois différentes de celles mentionnées dans d'autres sources ...

Origines et Généalogie :
Les Beni Hilal forment un conglomérat de tribus toutes issues d'un ancêtre commun - Kais Ilan ibn Madhar ibn Adnan - et habitant le Hidjaz, dans la péninsule arabique, aux environs de la ville de Taif, près de la Mecque.

La plus puissante et la plus nombreuse de ces tribus hilaliennes est celle de Riah ibn abi Rabîa ibn Nahik ibn Hilal, elle-même divisée en plusieurs tribus : Ouled el Khadhar, Ouled Said, Ouled Meslem, Beni Merdes, etc.

Les Beni Merdes constituent la plus grande tribu de Riah dont est issu le clan (ou branche) des Dhouaouda auquel appartenait Hiziya. A l'époque d'ibn Khaldoun, les Beni Dhouad ibn Merdes ibn Riah régnaient sur les tribus de Riah au Maghreb.

 

Migration vers le Maghreb
Les tribus hilaliennes sont arrivées en Afrique du Nord en 1051 sous la conduite de leur chef Mouanis ibn yahia à la demande des Fatimides, en guerre à l'époque avec les Sanhadja et leur émir el Mouîz ibn Badis.

Ces tribus ont pénétré au Maghreb en empruntant trois voies différentes :

- le littoral : régions de la Calle, Annaba, Collo, Constantine, jusqu'aux monts des Babor

- les plateaux situés entre les monts des Atlas tellien et saharien

- le Sahara : versant Sud des Aurès, région du Zab (ou Ziban) jusqu'au Mzab à l'époque des Mouahiddine

Puis, au fil des alliances et des guerres avec les états locaux, les Hilaliens occupèrent plus de terres et gagnèrent plus de pouvoir.

Dans son livre "el îbar" (vol. 7), ibn Khaldoun nous raconte que la tribu Riah était la plus puissante des tribus des Beni Hilal et la plus nombreuse, et qu'elle était dirigée par le clan des Dhouaouda, enfants de Dhouad ibn Riah. Leur émir abu Serhan Messaoud ibn Sultan ibn Zimam ibn Rudaini ibn Dhouad ibn Merdes ibn Riah joua un rôle important à l'époque des Mouahiddine. Les branches Riah occupaient alors tout le pays qui s'étend du Djerid et Kairouan jusqu'au Zab, M'sila et Ouargla. Elles possédaient aussi des biens fonciers au Hodna, Béjaia et le Constantinois.

Ibn Khaldoun a aussi longuement parlé des Dhouaouda (et des branches tribales qui en découlaient : les Ouled Assakar ibn Sultan, les Ouled Mohamed ibn Messaoud ibn Sultan et les Ouled Sebâa Yahia ibn Sultan) car il a vécu pendant six années entières avec sa famille à Biskra sous leur protection, voyageant beaucoup et en contact permanent avec son ami Yakoub ibn Ali Dhouadi, l'émir de la tribu Riah à cette époque.

                         
SOURCE   A. C.

 
A  SUIVRE 

 
 
 
« Modifié: 05-11-2007, 17:28 par Perigot »

Gouzmita

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #90 le: 05-11-2007, 18:00 »
Ils disent que cette femme a part d'ou son nom haizia s'est suicidée mais la question que je me pose pourquoi la tribu des dhouawda n'a pas banni son pere du qui a commi un delit en laissant un poete dcerire sa fille je veux dire la fille de la tribu biensur, peut etre que les hillaliens sont devenus cool.

Gouzmita

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #91 le: 05-11-2007, 18:12 »
J'aime les histoires de nos aileuls surtout dans les temps ou il fait froid .
     

perigot

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #92 le: 05-11-2007, 18:32 »
Ils disent que cette femme a part d'ou son nom haizia s'est suicidée mais la question que je me pose pourquoi la tribu des dhouawda n'a pas banni son pere du qui a commi un delit en laissant un poete dcerire sa fille je veux dire la fille de la tribu biensur, peut etre que les hillaliens sont devenus cool.


Je n'ai pas entendu parler de cette version, celle du suicide éventuel de cette créature angélique.Il est certain que les histoires "nationales" d'amour sont toujours enrobées d'une couche mythique qui accroit leur charme et gonfle leur aspect féérique. Le poème que nous aurons sous les yoeux fait partie de la poésie populaire algérienne ( chi3r al malhoune), les caractères arabes transcrivent des mots venant de l'arabe dialectal. Feu ma mère connaissait  les péripéties de cette  histoire d'amour algérienne et fredonnait assez souvent la chanson dont elle avait  appris de mémoire(elle était analphabéte) une bonne partie du contenu.
« Modifié: 05-11-2007, 18:37 par Perigot »

Gouzmita

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #93 le: 05-11-2007, 18:36 »
Peut etre qu'elle etait malade et mit fin a ses jours
le poete dit dans le 1er couplet : galbi safer rah maa edhamer haizia. le mot dhamer signifie chetive ou faible ..

Gouzmita

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #94 le: 05-11-2007, 18:38 »
pardon peut etre qu'elle etait maigre d'amour comme la chanson de elouisa benti hanna wechbik chienti hana

perigot

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #95 le: 05-11-2007, 18:43 »


 Le mot dhamer veut dire chétive.Dans les deux traductions, une seule sera postée, la plus "poétique",ce mot est traduit par l'adjectif "svelte" .C'est un mot qui refléte mieux la beauté de cette belle femme . Du moins c'est mon avis.Maigre ou svelte telle une belle gazelle,on ne saura jamais de quoi elle est morte.

Gouzmita

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #96 le: 05-11-2007, 18:48 »


 Le mot dhamer veut dire chétive.Dans les deux traductions, une seule sera postée, la plus "poétique",ce mot est traduit par l'adjectif "svelte" .C'est un mot qui refléte mieux la beauté de cette belle femme . Du moins c'est mon avis.Maigre ou svelte telle une belle gazelle,on ne saura jamais de quoi elle est morte.
T'as tout à fait raison c'est SVELTE .

perigot

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #97 le: 06-11-2007, 17:23 »
   
SUITE : BEN GUITOUN - LE POEME DE HIZIA.


Il s'agit d'un long poème composé de 107 vers.C'est du "Chi3r El Melhoune" algérien , c'est à dire un poème composé en arabe parlé.Il est donc normalement facilement compréhensible.En raison de sa longueur , j'ai préféré le diviser en trois parties. La traduction choisie est celle de Sonneck (1902).C'est celle qui semble la plus fidéle et la mieux " francisée".Ce traducteur est presque un contemporain des protagonistes de cette palpitante et triste histoire d'amour.

 
 

 
 " حيزية " ملحمة الحب والموت


عزوني يا ملاح في رايس البنات * سكنت تحت اللحود ناري مقديا
يــاخي أنـــا ضرير بيــــا ما بيــا * قلبي سافر مع الضامر حيزيــا

1- الوقوف على الطلل والحنين
يا حسراه على قبيل كنا في تاويل * كي نوار العطيل شاون نقضيــــا
ما شفنا من دلال كي ظي الخيـال * راحت جدي الغزال بالزهد عليــا
و إذا تمشي قبـال تسلب العقـــال * أختي باي المحال راشق كميـــــــا
جاب العسكر معاه و القمان وراه * طلبت ملقـــاه كل الاخر بهديـــــــا
ناقل سيف الهنود يومي غي بـاليـد * يقسم طرف الحديد و اللي صميـــا
مــا قتل من عباد من قوم الحســــاد * يمشي مشي العنــــاد بالفنطازيـــا
ما نشكرش البــــاي جرد ياغــــــناي * بنت احمد بالباي شكري و غنايـــا


2- النسيب و الوصف
طلقت ممشوط طاح بروايح كي فــــاح * حاجب فوق اللماح نونين بريــــــــــا
عينك قرد الرصاص حربي في قرطاس * سوري قياس في يدين الحربيــــــــــا
خدك ورد الصباح و قرنفل وضــــــاح * الدم عليـــــه ساح وقت الصحويــــــا
الفم مثل عــــاج المضحـــــك لعـــــــاج * ريقك سـي النعاج عسله الشهايـــــــــا
شوف الرقبة خيار من طلعت جمـــــــار * جعبـــــة بلار و العواقيد ذهبيــــــــــا
صدرك مثل الرخـــــــام فيه اثنين تـــــوام * من تفـــــــــاح السقام مسوه يديـــــــا
بدنك كاغط يبان القطن و الكتــــــــــــــان * و الا رهدان طاح ليلـــة ضلميــــــــا
طلقت بشرور مــــال و مخبل تخبــــــــال * على الجوف تدلال ثنيــة عن ثنيـــــــا
شوف السيقـــــــان بالخلاخل يا فطـــــــان * تسمع حس النقران فوق الريحيــــــــــا
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في بــارز حاطين انصبـح ع الزيــــــــن * واحنا متبسطين في حال الدنيــــــــا
نصبح في الغزال نصرش للفــــــــــــال * كي اللي ساعي المال و كنوزهريـــا
ما يسواش المال نقحات الخلخــــــــــال * كـي نجبى عن الاحيال نلقى حيزيــة
تسحوج في المروج بخلاخيل تســـوج * عقلي منها يروج قلبي و اعضايـــــا
في التل مصيفين جينـا محدوريـــــــــن * للصحراء قـــاصدين انا والطوايـــا
و جحـاف مغلقين و البـارود ينيــــــن * الأزرق بي يميل لسـاحة حيزيـــــــــا
ساقوا جحــــاف الدلال حطوا في أزال * سيدي الأحسن قبال والزرقاء هيـــــا
قصدوا سيدي سعيد والمتكـعوك زيــــد * و مدوكال الجريد فيهــا عشيـــــــــــا
رقوا شاو الصباح كي هبوا الريــــاح * سيدي محمد قناق و أرضه معفيــــــــا
منه ساقوا جحاف حطوا في المخراف * الأزرق لكــان ساف يتهوى بيـــــــــــــا
بن صغير قصاد بموشــم الأعضـــاد * بعد ان قطعوا الواد جاو مع الحنيـــــــــا
حطوا رؤوس الطوال في ساحة الأرمال * وطني جلال هي عنــــــاق المشيـــــــــا
منها رحلوا الناس حطـوا في البسباس * بن الهريمك قيــاس بأختي حيزيـــــــــا
ماذا درنا عراس، الأزرق في المرداس * يدرق بي خلاص كي الروحانيـــــــــا
في كل ليلة نزيد عندي عرس جديد * في كل نهار عيد عندي زهويــــــــــــا
تاقت طول العلام جــوهر في التبسـام * و تمعنـي فـي الكلام و تفهم فيـــــــــــا
بنت حميدة تبـان كضي الومـــــان * نخلــة بســــــتان غي وحدها شعويــــــــا
وزند عنهـــا الريح قلعهــــا بالميــــح * مـــا نحسبها اطيح دايم محضيـــــــــــا
واضرن ذيك المليح دار لها تسريــح * حرفهـــــا للمسيح ربي مولايــــــــــــــــا
 




Hizia
Traduction de C. SONNECK (1902)
 
 
« Amis, consolez-moi; je viens de perdre la
reine des belles. Elle repose sous terre.
Un feu ardent brûle en moi !
Ma souffrance est extrême. Mon coeur s'en
est allé, avec la svelte Hiziya.
hélas ! Plus jamais je ne jouirai de sa
compagnie. Finis les doux moments,
où, comme au printemps, les fleurs des
prairies, nous étions heureux.
Que la vie avait pour nous de douceurs !
telle une ombre, la jeune gazelle a
disparu, en dépit de moi !
Lorsqu'elle marchait, droit devant elle, ma
bien-aimée était admirée par tous.
Telle le bey du camp qui s'avance un
cimeterre à la ceinture.
Entouré de soldats et suivi de cavaliers qui
sont venus à sa rencontre, pour lui
remettre chacun un présent;
Armé d'un sabre d'Inde, il lui suffit de
faire un geste de la main, pour
partager une barre de fer, ou fendre
un roc.
Il a tué un grand nombre d'hommes,
ennemis du bien. Orgueilleux et
superbe, il s'avance fièrement.
C'est assez glorifier le bey ! Dis-nous,
chanteur, dans une nouvelle chanson
les louanges de la fille d'Ahmad ben
al-Bey.
 
Amis, consolez-moi; je viens de perdre la
reine des belles. Elle repose sous terre.
Un feu ardent brûle en moi !
Ma souffrance est extrême. Mon coeur s'en
est allé, avec la svelte Hiziya.
 
Lorsqu'elle laisse flotter sa chevelure, un
suave parfum s'en dégage. Ses
sourcils forment deux arcs bien
dessinés, telle la lettre noun, tracée
dans un message.
Ton oeil ravit les coeurs, telle une balle de
fusil européen, qui aux mains des
guerriers, atteint sûrement le but.
Ta joue est la rose épanouie du matin, et
le brillant oeillet; le sang qui l'arrose
lui donne l'éclat du soleil.
tes dents ont la blancheur de l'ivoire, et,
dans ta bouche étincelante, la salive
a la douceur du lait des brebis ou du
miel qu'apprécient tant les gourmets.
Admire ce cou plus blanc que le coeur du
palmier. C'est un étui de cristal,
entouré de colliers d'or.
Ta poitrine est de marbre; il s'y trouve
deux jumeaux, que mes mains ont
caressés, semblables aux belles
pommes qu'on offre aux malades.
Ton corps a la blancheur et le poli du
papier, du coton ou de la fine toile de
lin, ou encore de la neige, tombant
par une nuit obscure.
Hiziya a la taille fine; sa ceinture, penche
de côté, et ses tortis entremêlés
retombent sur son flanc repli par
repli.
Contemple ses chevilles; chacune est
jalouse de la beauté de l'autre;
lorsqu'elles se querellent elles font
entendre le cliquetis de leurs
khelkhals, surmontant les
brodequins
                                                                         
Quand nous campions à Bazer*, je me           
rendais auprès d'elle le matin; alors
nous goûtions les joies de ce monde.
je saluais la gazelle; j'observais les
présages; heureux comme un homme
fortuné, possédant les trésors de
l'univers.
La richesse n'avait pour moi aucune
valeur, comparée au tintement des
khelkhals de Hiziya, quand je
franchissais les collines pour aller la
rencontrer.
Lorsqu'au milieu des prairies, elle
balançait son corps avec grâce, et
faisait résonner son khelkhal, ma
raison s'égarait; un trouble profond
envahissait mon coeur et mes sens.
 
Après avoir passé l'été dans le Tell, nous
redescendîmes vers le Sahara, ma
belle et moi.
Les litières étaient fermées; la poudre
retentissait; mon cheval gris
m'entraînait vers Hiziya.
Ils ont conduit les palanquins des belles, et
ont campé à Azel, face à Sidi
Lahcen et à Zerga.
Ils se sont dirigés vers Sidi Said vers al-
Matkaouak, puis sont arrivés le soir
à M'Doukal.
Ils sont repartis de bon matin, au lever de
la brise, vers Sidi Mohammed,
ornement de cette paisible contrée.
De là, ils ont conduit les litières à
al-Makhraf. Mon cheval, tel un aigle,
m'emporte dans les airs,
en direction de Ben Seghir, avec la belle
aux bras tatoués.
Après avoir traversé l'Oued, ils sont passés
par Al Hanya. Ils ont dressé leurs
tentes à Rous at-Toual, près du désert.
L'étape suivante mène à Ben Djellal.
De là, ils se sont dirigés vers El Besbes, puis
vers El-Herimek, avec ma bien-aimée
Hiziya.
A combien de réjouissances avons-nous
pris part ! Mon cheval gris,
disparaissait presque dans l'arène,
(derrière un rideau de poussière); on
aurait dit un fantôme.
Ma belle était grande comme la hampe
d'un étendard; ses dents, lorsqu'elle
souriait, formaient une rangée de
perles; elle parlait par allusions, me
faisant ainsi comprendre (ce qu'elle
voulait dire).
La fille de Hmida brillait, telle l'étoile du
matin; elle éclipsait ses compagnes,
semblable à un palmier qui seul,
dans le jardin, se tient debout, grand
et droit.
Le vent l'a déraciné, il l'a arraché en un
clin d'oeil. Je ne m'attendais pas à
voir tomber ce bel arbre; je pensais
qu'il était bien protégé.
mais j'ignorais que Dieu, souverainement
bon, allait la rappeler à Lui. Le               
Seigneur a abattu (ce bel arbre).



* Vaste plaine au sud-est de Sétif où les nomades du sud venaient faire paître leurs troupeaux en été.

                                           
                                                  A SUIVRE.

perigot

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #98 le: 07-11-2007, 17:37 »
   
SUITE : BEN GUITOUN - LE POEME DE HIZIA - 2EME PARTIE .
.





3- حضور المنية
في واد "يتل" نعيد حاطين سمـاط فـــريد * رايســة الغيد ودعتني يا خويــــــــــــــــا
في ذا الليلــة وفات عادت في الممــــات * كحل الرمقات ودعت دار الدنيــــــــــــا
لضيتها لصدري ماتت في حجــــري * و دمعة بصري على خدودي مجريــــــــا
واسكن راسي جـذاب نجري في الاعـلاب * ما خليت شعـــاب من كاف و كديــــــــــا
خطفت عقلي راح مصبوغـــة الألمـاح * بنت النـــــاس الملاح زادتني كيــــــــــــــا
حطوهــــا في كفــان بنت على الشـــان * زادتني حمان نفضت مخ حجايـــــــــــا
داروها في النعاش مصبوغـة الارماش * راني وليت باص واش اللي بيـــــــــــا
جابوهــــا في جحاف حومتها تنظـــاف * زينة الأوصاف سبتي طويلة الرايـــــــا
في حومتهـــا خراب كي مرضى الكوكـاب * زيد قدح في سحاب ضيق العشويـــــــا
حومتهــــا بالحرير كمخـة فوق سريــــر * وانـــــــــا نشبر مهلكتني حيزيــــــــــا
كثرت عني هموم من صافي الخرطـــوم * مــــا عدت شي نقوم في دار الدنيــــا
ماتت موت الجهاد مصبوغة الأثــــمــــاد * قصدوا بهـــــا بلاد خالد مسميــــــــا
عشات تحت اللحـاد موشومة الأعضــــاد * عين الشراد غـابت على عينيــــــــــا
ياحفــــار القبور ســــايس ريــــم القـــــــور * لا تطيحش الصخورعلى اللي بيا
داروها في القبر والشــــــــــــــــاش معجر * تضوي ضي القمر ليلة عشريــــا
داروها في اللحود ، الزين المقدود * جبارة بين سدود وسواقي حيا
قسمتك بالكتــــاب و حروف الوهـــــــاب * لا تطيح التراب فوق أم مرايـــــــا
لوان تجي للعناد ننطح تلث عقـــــــــــــاد * نديها بالزنـــــاد عن قوم العديــــــا
واذا نحلف و راس مصبوغة الأنعـــــاس * مـا نحسبشي الناس لو تجي ميـــــا

لوا أن تجي للذراع نحلف ما تمشــــي ذراع * ننطح صرصور قاع باسم حيزيـــا
لو أن تجي للنقـــــار نسمع كان و صـار * لن نديها قمـار و الشهود عليــــــــــا
لو أن تجي للزحــــام نفتن عنهــا اعـــوام * نديهـا بالدوام نابو سهميـــــــــــــــا
كي عـــاد أمر الحنين رب العــــالميــــن * لا لقيت لهــــا من اين نقلب حيـــــا
صبري صبري عليك نصبر أن نـاتيـــــــك * نتفكر فيك يا ختي غير انتيــــــــــــــــا
4- موت الفرس بعد الحبيبة
هلكني يــــــا ملاح الأزرق كي يتــــلاح * بعد اختي غي زياد يحيا في الدنيـــــا
عودي في ذا التلول رعـــى كل خيــــــــــول * و اذا والى الهول شـــــاو المشليــــــــــــــا
ما يعمل ذا الحصان في حرب الميــــــــدان * يخوح شــــــاو القران امــــه ركبيـــــــــــا
آش لعب في الزمول اعقاب المرحــــــول * انا عنه نجول بيـا مــــــا بيـــــــــا
بعد شهر مــــا يدوم عندي ذا الملجــــوم * نهــــــار ثلاثين يوم وراء حيزيـــا
توفى ذا الجواد ولــــى في الاوهـــــــــــاد * بعد اختي ما زاد يحيــا في الدنيــــا
صدوا صد الـــوداع و اختي قـــــــــاع * طاح من يدي سراح الازرق آه ديــا
ربي اجعل الحيــاة ووراها الممـــــات * منهم روحي فنـــات الاثنين رزيـا




   
je reprends mon récit. Nous avons campé
ensemble sur l'Oued Ithel; c'est là que
la reine des jouvencelles me dit
adieu. C'est cette nuit-là qu'elle passa
de vie à trépas; c'est là que la belle
aux yeux noirs quitta ce monde.
Elle se tenait serrée contre ma poitrine,
lorsqu'elle rendit l'âme. Les larmes
remplirent mes yeux, et s'écoulaient
sur mes joues.
Je pensais devenir fou, et me mis à errer
dans la campagne, parcourant tous
les ravins des montagnes et des
collines.
Elle a ravi mon esprit et enflammé mon
coeur la belle aux yeux noirs, issue
d'une race illustre.
On l'enveloppa d'un linceul, la fille de
notable; ce spectacle a augmenté ma
fièvre, et ébranlé mon cerveau.
On la mit dans un cercueil, la belle aux
magnifiques pendants d'oreilles. Je
demeurais stupide, ne comprenant
pas ce qui m'arrivait.
On l'emporta dans un palanquin, embelli
par des ornements, la belle, cause de
mes chagrins, qui était grande telle la
hampe d'un étendard.
Sa litière était ornée de broderies
bigarrées, scintillantes comme les
étoiles, et colorées comme un arc-en-
ciel, au milieu des nuages, quand
vient le soir.
Elle était tendue de soie et tapissée de
brocart. Et moi, comme un enfant, je
pleurais la mort de la belle Hiziya.
Que de tourments j'ai endurés pour
celle dont le profil était si pur ! Je ne
pourrai plus vivre sans elle. Elle est
morte du trépas des martyrs, la belle
aux paupières teintées d'antimoine !
On l'emporta vers un pays nommé
Sidi Khaled.
Elle se trouva la nuit sous les dalles du
sépulcre, celle dont les bras étaient
ornés de tatouages; mes yeux ne
devraient plus revoir la belle aux yeux
de gazelle.
Ô fossoyeur ! ménage l'antilope du désert;
ne laisse point tomber de pierres, sur
la belle Hiziya ! Je t'en adjure, par le
livre saint, ne fais point tomber de
terre sur celle qui brille comme un
miroir. S'il fallait la disputer à des
rivaux, je fondrais résolument sur
trois troupes de guerriers.
Je l'enlèverais par la force des armes aux
ennemis. Dussé-je le jurer par la tête
de la belle aux yeux noirs, je ne
compterais pas mes adversaires,
fussent-ils au nombre de cent.
Si elle devait rester au plus fort, je jure
que nul ne pourrait me la ravir;
j'attaquerais, au nom de Hiziya, une
armée entière.
Si elle devait être le trophée d'un combat,
vous entendriez le récit de mes
exploits; je l'enlèverais de haute lutte,
devant témoins.
S'il fallait la mériter au cours de rencontres
tumultueuses, je combattrais durant
des années, pour elle.
Je la conquerrais au prix de persévérants
efforts, car je suis un cavalier
intrépide.
Mais puisque telle est la volonté de Dieu,
maître des mondes, je ne puis
détourner de moi cette calamité.
Patience ! Patience ! J'attends le moment
de te rejoindre : je pense à toi, ma
bien-aimée, à toi seule !
Amis, mon cheval me fendait le coeur,
lorsqu'il s'élançait en avant (attristé
par la perte de Hiziya).
Après la mort de ma bien-aimée, il s'en est
allé, et m'a quitté.
Mon cheval était plus rapide que tous les
autres chevaux du pays; dans les
échauffourées, on le voyait en tête du
peloton.
Quels prodiges n'accomplissait-il pas sur le
champ de bataille !
Il se montrait au premier rang. Sa mère
descendait du fameux Rakby*.                                           
Combien il excellait dans les joutes entre
les douars, à la suite de la tribu en
marche; je tournoyais avec lui
insouciant de ma destinée ! Un mois
plus tard, il m'avait quitté; trente
jours après Hiziya.
Cette noble bête mourut; le voilà au fonds
d'un précipice; il ne survécut pas à
ma bien-aimée. Tous deux sont partis
pour toujours.
Les rênes de mon cheval gris sont tombés
de mes mains.
Ô Douleur ! Dieu, en les rappelant à lui,
m'a enlevé toute raison de vivre.
Mon âme est près de s'éteindre, après leur
cruelle perte.


* Nom d'un étalon célèbre ramené du Maroc par Si Ahmed Tidjani.
                   

Traduit par  C .SONNECK.         A SUIVRE.

perigot

  • Invité
Re : LE THEME DE L'AMOUR DANS LA POESIE ARABE.
« Réponse #99 le: 08-11-2007, 11:21 »
 
    SUITE : BEN GUITOUN - LE POEME DE HIZIA  3EME ET DERNIERE
PARTIE.





5-الصورة الجنائزية
نبكي بكـي الفراق كبكي العشـــــــــــــــاق * زادت قلبــــي حراق خوضت مايـــا
يــــا عيني واش بيك اتنوح لا تشكبــــــل * زهو الدنيـــا يديك ما تعفى ش عليــا
زادت قلبي عذاب مصبوغـة الأهـــداب * سكنت تحــــت التراب قرة عينيــــــا
نبكي و الراس شاب عن مبروم النــــاب * فرقـــــة الأحباب مـــا تصبر عينيـــا
الشمس الى ضوات طلعت و تمســـات * سخفت بعد أن سوات وقت الضحويــا
القمر الى يبان شعشع في رمضـــــــان * جــاه الميســـان طلب وداع الدنيــــــــا
هذا درتو مثيل عن رايســــة الجيـــل * بنت احمد صيل شايعـــــة ذواديـــــــــا
هذا حكم الا له سيدي مول الجــــاه * ربي نزل قضـــــاه و ادى حيزيــــــــــا
صبرني يـــــا الله قلبي مــات ابـــداه * حب الزينــــة اداه كي صدت هيــــــــــا

6- رثاء الحبيبة
تسوى ميتين عــود من خيـل الجويـــد * و ميــــة فرس زيد غير الركبيـــــــــــا
تسوى من الابل عشر مايـة مثيــل * تسوى غابــــة النخيل عند الزابيــــــــــــا
تسوى خط الجريـد قريب و بعيــــد * تسوى بر العبيد حاوســـــا بالفيــــــــــا
تسوى مال التلول و الصحرا و الزمول * مــــا مشات القفول عن كل ثنيـــــــــــــا
تسوى اللي راحلين و اللي في البرين * تسوى اللي حاطين عادوا حضريــــــــا
تسوى كنوز المال بهيـة الــــخلخال * و اذا قلت قلال زيــــــد البلديــــــــــــــا
تسوى مال النجوع و الذهب المصنوع * تســـــــــــوى نخل الدروع عند الشاويـا
تسوى اللي في البحوروالبادي وحضور * اعقب جبل عمور و اصفا غردايــا
تسوى تسوى مزاب و سواحـل الزاب * حاشا ناس القباب خاطي انا الوليــــا
تسوى خيـل الشليل و نجمة الليــل * فاختي قليل قليل طبـي و دوايـــــــا
نستغفـــــر للجليـل يرحم ذا القليـل * يغفر للي يعيل سيدي و مولايــــــــــا
ثلاثة و عشرين عـام في عمر أم حرام * منها راح الغرام ما عاد شي يحيـــــا
عزوني يــــا اسلام في ريمـــــة الاريــــام * سكنت دار الظلام ذيك الباقيــا
عزوني يا صغار في عارم الاوكــــار * ما خلات غير دار عادت مسميـــا
عزوني يــــا رجال في صافي الخلخـــــال * داروا عنهــــا حيال للسـاع مبنيـــــا
عزوني يــــا حباب فيها فرس ديـــــــاب * مـــــا ركبوها ركاب من غير انايــا
بيدي درت الوشــام في صدر أم حــزام * مختـم تختام في زنود طوايــــــــــــا
ازرق عنق الحمام ما فيهشي تلـطام * مقدود بــــلا قلام من شغل يديــــــــــا
درتــــه بين النهود نزلتـــــه مقــدود * فوق سرار الزنود حطيت سمايــــــا
حتى في الساق زيد درت وشــام جريد * ما قديتـو باليد ذا حال الدنيـــــــــــا
سعيد في هواك مـــــا عادش يلقـــــاك * كي يتفكر اسماك تديـــه غميـــــــــا
اغفـــــــــر لي يا حنين انا و الاجمعين * راه سعيد حزين بيــه الطوايــــــــــــــا
ارحم مول الكلام و اغفر لام حزام * لاقيهم فالمنـام يا عالي العليــــــــا
و اغفر اللي يقول رتب ذا المنــــــزول * ميمين و حاودال جاب المحكيـــــا
يــا علام الغيوب صبّر ذا المســــــــــلوب * نبكي الغريب و نشف العديــــــــا
مـا ناكلش الطعـام سامط في الافـــــــوام * و احرم حتى المنـام وخطى عينيـــــــا
بين موتها و الكلام غي ثلاث أيـــــــــام * بقاتني بالسلام و مــا ولات ليــــــــــا
تمت يـا سامعين في الالف و ميتـــــين * كمل التسعين ، زيد خمسة باقيـــا
كلمـة براس الصغير قلنهـــــــا تفكــــــــير * شهر العيد الكبير فيــه الغنايـــــا

في خــالد بن سنـان بن قيطون فـــــــلان * قالت على اللي زمـــان شفناها حيــــا

وقلبي سافر مع الضامر حيزية




Je pleure cette séparation, comme pleure
un amoureux.
Mon coeur se consume chaque jour
davantage; ma vie n'a plus de sens.
Pourquoi pleurez-vous mes yeux ? Nul
doute que les plaisirs du monde vous
raviront. Ne me ferez-vous point
grâce ?
la belle aux cils noirs a ravivé mes
tourments; celle qui faisait la joie de
mon coeur repose sous la terre.
Je pleure la belle aux dents de perles; mes
cheveux ont blanchi; et mes yeux ne
peuvent supporter cette séparation.
Le soleil qui nous a éclairé, est monté au
Zénith, se dirigeant vers l'Occident; il
s'est éclipsé après avoir été le sommet
de la voûte céleste, au milieu du jour.
La lune qui se montre à nous, a brillé
pendant le mois du Ramadhan, puis
a disparu du ciel, après avoir fait ses
adieux au monde.
Ce poème, je le dédie à la mémoire de la
reine du siècle, fille d'Ahmed, et
descendante de l'illustre tribu des
Douaouda.
Telle est la volonté de Dieu, mon Maître
Tout-Puissant. Le Seigneur a manifesté
sa volonté, et a rappelé à lui Hiziya.
Mon Dieu ! Donne-moi la patience;
mon coeur meurt de son mal,
emporté par l'amour de la belle, qui
a quitté ce monde.
Elle vaut deux cents chevaux de race, et
cent cavales issues de Rakby.
Elle vaut mille chameaux; elle vaut une
forêt de palmiers des Ziban.
Elle vaut tout le pays du Djérid; elle vaut
le pays des noirs, et des milliers de
Haoussas.
Elle vaut les Arabes du Tell et du désert,
ainsi que tous les campements des
tribus, aussi loin que puissent
atteindre les caravanes, voyageant à
travers les cols des montagnes.
Elle vaut ceux qui mènent la vie
bédouine, et ceux qui habitent les
continents.
Elle vaut ceux qui se sont installés dans
des demeures permanentes et mènent
une vie de citadins.
Elle vaut les trésors, la belle aux beaux
yeux; et si cela ne suffit pas, ajoutes-y
les habitants des villes.
Elle vaut les troupeaux des tribus, les
bijoux, les palmiers des oasis, le pays
des Chaouias.
Elle vaut ce que renferment les océans;
elle vaut les Bédouins et citadins
vivant au delà du Djebel Amour, et
jusqu'à Ghardaïa.
Elle vaut, elle vaut le Mzab, et les plaines
du Zab, hormis les saints et les
marabouts.
Elle vaut les chevaux recouverts de riches
carapaçons, et l'étoile du soir; cela est
peu, trop peu, pour ma bien-aimée,
unique remède à mes maux.
Je demande pardon au Seigneur; qu'il ait
pitié de ce malheureux !
Que Mon Seigneur et Maître pardonne à
celui qui gémit à ses pieds ! Elle avait
23 ans, la belle à l'écharpe de soie.
Mon amour l'a suivie; il ne renaîtra
jamais dans mon coeur.
Consolez-moi de la perte de la reine des
gazelles. Elle habite la demeure des
ténèbres, l'éternel séjour.
Jeunes amis ! Consolez-moi de la perte du
faucon.
Elle n'a laissé que le lieu où sa famille a
campé, et qui porte son nom.
Bonnes gens ! Consolez-moi de la perte de
la belle aux khelkhals d'argent pur; on
l'a recouverte d'un voile de pierre
reposant sur des fondations bien
bâties.
Amis ! Consolez-moi de la perte de la
cavale de Dyab* qui n'eut d'autre                       
maître que moi.
J'avais de mes mains, tatoué de dessins
quadrillés, la poitrine de la belle à la
fine tunique, ainsi que ses poignets.
Bleus comme le col du ramier, leurs traits
ne se heurtaient pas; ils étaient
parfaitement tracés, quoique sans
plume; seules mes mains avaient
exécuté ce travail.
J'avais dessiné ce tatouage entre ses seins,
lui donnant d'heureuses proportions.
Au-dessus des bracelets qui paraient ses
poignets, j'avais écrit mon nom.
Même sur ses chevilles, j'avais figuré un
palmier !
Que ma main l'avait bien dessiné ! Ah ! La
vie est ainsi faite !
Saiyed, toujours épris de toi, ne te reverra
plus; le seul souvenir de ton nom, lui
fait perdre ses sens. Pardonne-moi,
Dieu compatissant; pardonne aussi à
tous les assistants; Saiyed est triste; il
pleure celle qui lui était si chère. Aie
pitié de l'amoureux, et pardonne à
Hiziya; réunis-les dans le sommeil,
Seigneur !
Ô Dieu, le Très-Haut. Pardonne à
l'auteur, qui a composé ce poème; son
nom est formé de deux mim, d'un ha
et d'un dal (Mohamed).
Ô Toi qui connais l'avenir ! Donne la
résignation à cet homme, qui est fou
(de douleur); je pleure comme un
exilé; mes larmes apitoieraient même
mes ennemis.
Je ne mange plus; toute nourriture m'est
devenue insipide; mes paupières ne
connaissent plus le sommeil.
Cette pièce a été composée trois jours
seulement après la mort de celle qui
me fit ses adieux, et ne revint plus
vers moi.
Ô vous qui m'écoutez ! Ce poème a été
achevé en 1295 de l'Hégire**.                             
Ould Seghir a composé, au mois de l'Aid
El-Kebir, cette chanson.
A Sidi Khaled ben Sinan, Ben Guittoun a
chanté celle que vous aviez vue
vivante.
 
Mon coeur est parti avec la svelte Hiziya !»

                               TRADUIT PAR C. SONNECK.

* L'un des pricipaux héros de la geste des Beni-Hilal.
** Fin de l'année 1878 aprés Jésus-Christ.