Auteur Sujet: L' Algérie : Le pays des braves!  (Lu 56448 fois)

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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #120 le: 12-08-2009, 11:52 »
Harbil


1. Tassâadit Boulahia

Née en 1910, son père Tahar, sa mère Fatouma Boulahia.Elle avait rejoint les
rangs de notre glorieuse révolution en 1956.Elle tombait au champ d'honneur
au mois de juillet 1956.

2. Taouas Segmane

Née en 1914, son père Mohamed, sa mère Aïcha Touhami. Elle acceptait son rôle
au sein de l'ALN avec entousiasme.Elle rendait l'âme  dans le champ d'honneur suite
 à une rude bataille contre l'ennemi. C'était pendant la même année 1956.

3. Megdouda Sanâa

Née le 21 fevrier 1932, son père Sédik, sa mère Tassâadit Boulahia.
En 1956 elle avait rejoint les rangs del'ALN. C'était pendant cette même
année qu'elle tombait martyre de la noble cause nationale.

Drâa Kebila

1. Amina Nasseredine

Née le 14 avril 1939, son père Abdelhamid , sa mère Tounes Seddiki.
Elle avait rejoint ses frères moudjahidines en 1956.
Elle tombait martyre durant la même année.


2. Tassâadit Bouzlatane

Née en 1937, son père Youcef, sa mère Torkia Bensiad. Le 17 décembre 1961,
 elle acceptait sa mission au sein de l'ALN. C'était pendant cette même
 qu'elle tombait au champ d'honneur.

Serdj Elghoul

Dehbia Raïs

Née en  1939, son père Tahar, sa mère Messaouda Khemkhoum.
Elle avait rejoint l'ALN en 1958.
En 1960 elle rendait l'âme au champ de bataille.

Sétif

1.Roumila Bouchereb

Née le 1 janvier 1937 à Sétif, son père Sâadi, sa mère  Lamria Bouchikha.
Devenue Mmoudjahida au sein de l'ALN en 1958, elle tombait au champs
 d'honneur en 1959 à Sétif.

2. Messaouda Harchi

Née le 16 fevrier 1937 à Sétif, son père Bachir, sa mère x Abdessalem.
Elle avait rejoint les rangs de la gloire en 1956.
Elle tombait au champ d'honneur en 1960 à Sétif.

3. Kheïra Zerouki

Née le 1 septembre 1941, son père Tahar, sa mère Amina Guénifi.
En 1957 elle acceptait son rôle de moudjahida au sein de la révolution.
C'était pendant la même année qu'elle  tombait chahida.

4. Nâaima Sebti

Née en 1914 à Sétif, son père Mehdi, sa mère Barkhahoum Aatia.
En 1956 elle avait rejoint les rangs de l'ALN.
En 1961 elle tombait martyre dans un rude accrochage avec
 les soldats ennemis à Sétif.

5. Zouina Neroual

Née en 1924 à Sétif, son père Ali, sa mère Aldjia Bekhat.
Le 5 novembre 1961 était la date du début de sa lutte armée.
Elle tombait au champs d'honneur  le 25 décembre de la même année, à Sétif.

 
                                                                                  (à suivre)


« Modifié: 12-08-2009, 12:00 par elbeliouni »

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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #121 le: 12-08-2009, 19:35 »
Merci el beliouni de nous rapporter  ces moments émouvants qui nous rappellent les sacrifices consentis par ces braves pour l'indépendance."Allah Yarhamhoum oua youskinhoum fassiha jinanihi".
C'est gràce à ces hommes et femmes que nous respirons l'air de la liberté et de la dignité.
Personnellement,en lisant tes posts ,je me remémore cette époque,que je percevais d'un regard d'enfant,à travers les larmes des veuves et les prières des adultes à l'annonce des chouhadas tombés au champ d'honneur; chaque jour que Dieu fait,ou suite aux rafles et perquisitions de la soldatesque françaises et ses supplétifs,les harkis.
Notre région a payé un  lourd tribut,au même titre que les autres parties de l'Algérie du reste.De sorte que chaque famille algérienne compte parmi les siens des chouhadas tput le long de la longue nuit coloniale,depuis la résistance de l'Emir Abdelkader et les révoltes populaires,le 8 mai 1945 et enfin durant les set années et demie de fer depuis le jour béni du 1er Novembre 1954.

Aujourd'hui,la lutte prend une autre forme,pour à la fois préserver les acquis du recouvrement de l'indépendance et se hisser au niveau des défis de l'heure  à la fois multiples et complexes dans un environnement international qui ne pardonne pas aux faibles.C'est aussi une lutte contre soi-même,ses faiblesses,une lutte de valeurs,de consécration des principes de justice et d'équité,de la démocratie,d'attachement aux fondements de notre personnalité et de positionnement par rapports aux valeurs et normes universelles.Mais surtout de la transmission, de génération en génération du flambeau de la résistance face aux maux,bien  plus aux velléités des ennemis de toujours et de leurs sbires tapis en notre sein pour rétablir l'ordre colonial d'alors par une autre relation de soumission encore plus pernicieuse, plus perfide,dès lors que ces stratagèmes se font dans l'ombre,par l'entremise de nos frères de sang...

Il est sûr que ces complots connaitront la même fin que ceux ourdis durant la colonisation,gràce notamment au sang béni des chouhadas.Pour peu que les algériens,dans leur diversité d'opinion, oeuvrent ,main dans la main à consolider l'unité nationale,à édifier leur pays dans la sérénité et à ériger les principes du travail,de la solidarité,de la justice et de l'équité et de l'égalité en droits et en devoirs ,en tant que principes conducteurs à la construction de leur pays.

Ami,El beliouni,continue à  alimenter ce forum par l'évocation de ces héros qui ont tracé et qui traceront le devenir de l'Algérie,vaille que vaille.Avec toute ma reconnaissance et mes remerciements.



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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #122 le: 13-08-2009, 14:49 »
Merci brother Ikad pour tes encouragements.
Rendre hommages à nos chahidates et nos chouhadas est la moindre des choses.
Ils avaient fait leur devoir et plus.
Notre créateur leur a réservé le paradis étérnél. Il est dit dans notre saint livre Le Coran:

وَلَا تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ قُتِلُوا فِي سَبِيلِ اللَّهِ أَمْوَاتًا ۚ بَلْ أَحْيَاءٌ عِنْدَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَ

 أية  169   من سورة  ال عمران     القرأن الكريم


Une chose certaine, ils auraient aimé voir leurs pays parmi les meilleurs au monde. Et comment?
Ils avaient sacrifié leur propre vie pour le libérer de l'esclavagisme, de la misére et de l'ignorance.
Leur mission est plus qu'accomplie. Ceux qui sont à blâmer sont nous et les générations futures, si nous
nous serons pas du niveau de leur sacrifice.


« Modifié: 13-08-2009, 15:59 par elbeliouni »

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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #123 le: 13-08-2009, 15:51 »
Salah Bey

Hadda Guehfer

Née le 7 octobre 1913, son père Moussa, sa mère Noua Chouli.
En 1958 elle  avait rejoint les moudjahidines, luttant pour l'indépendance nationale. En 1959 elle tombait chahida de la gloire.

Ain Arnat

Fatima Benzitouni

Née en 1939, son père Lakhdar, sa mère Manallah Elkamla.
Fatima ne pouvait rejoindre l'école du village car ses parents étaient pauvres et ne vivaient que du travail d'un lopin de terre.
Elle avait une éducation exemplaire. Elle se mariait en 1954 à Layachi Guiyou qui habitait Ouled Gacem.
Layachi était déjà moudjahid de l'ALN. En 1957 et suite aux renseignements fournis à l'ennemi par un traître de Ouled Boutara, la maison de Layachi où se trouvaient 3 autres moudjahidines  était encerclée par des soldats de l'armée française.
Un dense echange de tirs à la mitraillette  faisait rage. Trois soldats français voulaient pénétrer à la maison, mais en vain, ils tombaient l'un après l'autre
sous les tirs des moudjahidines. En ce moment Fatima voulait à tout prix récupérer leurs armes. Une rafale de l'arme automatique d'un soldat ennemi avait atteint Fatima qui tombait martyre de la gloire. Sa maison était complétement détruite, seul Layachi et un autre moudjahid avaient pu replier. Fatima était enceinte en son 7e mois. 


Ain Roua

Malika Mesmassa


Née le 26 septembre 1940, son père Chérif, sa mère Khadidja Bourakba.
Elle grandissait au sein d'une famille d'un rang social moyen et qui vivait de l'agriculture.
Malika était une vraie fellaha qui avait rejoint  les rangs des moudjahidines dés le début de la révolution.
Elle se mariait à un moudjahid. En 1959 aprés une rude bataille, sa maison   était bombardait par l'aviation ennemi. Malika tombait martyre de la gloire.


                                                       ( à suivre )


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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #124 le: 14-08-2009, 15:11 »
Ain Abassa

1. Khadra Bouzourine

Née en 1926 à Ain Abassa, son père Larbi, sa mère Messaouda Bouzourine.
Elle avait rejoint l'ALN en 1957.
Elle tombait Chahida en 1959  à Ain Abssa.

2. Fatima Bouzourine

Née en 1920 à Ain Abassa, son père Larbi, sa mère Messaouda Bouzourine.
comme sa soeur Khadra, elle avait rejoint les moudjahidines en 1957.
Elle tombait martyre de la cause nationale en 1959 à Ain Abassa.

3. Hadda Bouferma

Née en 1928 à Ain Abassa, son père Elkhamedj, Sa mère Messaouda Chaïbrassou.Sa famille est réputée trés pieuse .
Elle se mariait et avait mis au monde plusieurs enfants.
A partir de de 1957, Hadda commençait son miltantisme au sein du FLN/ALN. Sa maison était un lieu de repos et rencontres des moudjahidines.
Elle préparait les repas, faisait la lessive comme elle montait la garde.
Au cours d'une embuscade contre l'ennemi, Hadda tombait chahida au village Essayah près  de Megres.

4. Fatma Gueraria

Née en 1925 à Ain Abassa, son père Sakhri, sa mère Ouahda Baïtiche.
Sa famille était réputée revolutionnaire. Elle avait suivi son père et ses frères et devenue moudjahida en 1957. Elle se mariait et avait des enfants.
Comme Hadda, sa maison était un des lieux préférés des moudjahidines, parce qu'ils y trouvaient confort et sécurité, grace à la vigilance de Fatma et sa famille. En 1959 et suite à une trahison d'un harki, l'ennemi avait embusqué la moudjahida qui tombait chahida.

Ain Elgrage

1. Taous Aouradi

Née en 1903  à Aïn Elgrage, son pèreMohamed, sa mère Zaba Aouradi.
Elle était active au sein de l'ALN en 1956 .
Elle tombait au champ d'honneur durant la même année.

2.Aïcha Ayoub

Née en 1915, son père Foudil, sa mère Djida Ayoub. Elle etait moudjahida
à partir de 1958.
 Elle tombait martyre de la gloire au cours de la même année.

3. Zouina Kezaz

Née à Ain Elgrage, son père Akli,  sa mère Guedouda Kezaz.
Elle avait rejoint l'ALN en 1961.
Elle tombait au champ d'honneur pendant la même année.

4. Yamina Lâatafi

Née en 1890 à Ain Elgrage, son père Saïd. Malgré son age,   elle avait rejoint les rangs de la gloire en 1958.
Elle tombait chahida  durant  la même année.

Ain Oulmane

Elyamna Mechta

Née le 12 décembre 1922 à Ain Oulmane, son père Amar, sa mère Fatima Benoudani. Elevée au sein d'une modeste et pieuse famille, elle se mariait à Ahmed Guemar qui habitait Oued Elkessibat. Elle avait mis au monde beaucoup d'enfants. Sa maison était un des lieux où les moudjahidines
allaient prendre du repos et pansaient leurs blessures. Un harki l'avait dénoncée à ses maîtres , suite à quoi, tout le village etait bombardé par l'aviation militaire ennemi. Elyamna et deux de ses petites filles tombaient martyres de la cause nationale. C'était en 1957.


                                                                           ( à suivre )
 


 




zaki

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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #125 le: 14-08-2009, 16:03 »
merci kho :)

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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #126 le: 15-08-2009, 18:15 »
Guenzet


1. Fatma Boulâarabi

Née le 03 juin 1940 à Ighlalen Salah près de Guenzet, son père Hocine, sa mère Ouahda Abdessatar. Elle avait  grandit au sein d'une famille pauvre dans un milieu rural. Son père travaillait en France. Comme toutes les filles du village elle n'vait pas la chance d'aller à l'école, par contre ell avait appris toutes les tâches quotidiennes comme traire les vaches, couture, laine, poterie, etc...
Elle avait toujours senti l'injustice de l'administration française. Une minorité européenne qui possédait toutes les richesses et une majorité musulmane qui ne possédait rien du tout. Ce sentiment et autres avaient préparé notre héroïne  à la révolution.
Le 06 juillet 1956 l'aviation de l'armée française avait bombardé Ighlalen Salah et tirait sur tout ce qui bougeait. Toutes les habitations étaient à feu. L'explosion d'une bombe avait blessé la mère de Fatma  et trois jeunes filles par contre Fatma tombait au champ d'honneur.

2. Zohra Ghomari

Nèe en 1937 à Guenzet, son père Omar, sa mère Keltoum Hafid.
Elle avait rejoint les moudjahidines en 1960.
Elle tombait chahida en 1961 à Guenzet.


Mâaouia

Fatima Bensâadallah

Née en 1915 à Mâaouia, son père Metaïche, sa mère Messaouda Boughazi.
Elle était devenu moudjahida en 1957.
Elle tombait au champs d'honneur en 1958 à Mâaouia.

Oued Elbared

1. Rabiâa  Bara

Née en 1935 à Mechta Beni Messali près de Oued Elbared, son père Saïd,
sa mère Halima Zeghmour. Sa famille vivait des travaux agricoles  dans un relief montagneux. Rabiâa avait appris à travailler la laîne, cuisiner, la poterie,etc...
A l'age adulte elle se mariait à Mohamed Bara son cousin qui était moudjahid. Elle était réputée courageuse et d'une grande patience. Nationaliste comme elle était, elle avait toujours servi la révolution avec dévotion nuits et jours, jusqu'à ce qu'elle tombait chahida en 1961.

2. Besäa Beldjenane

Née en 1937 à Ouled Mira près de Oued Elbared, son père Saïd, sa mère Halima Beldjenane.
Issue d'une famille trés pauvre mais trés pieuse, sa mère lui avait appris toutes les tâches  quotidiennes d'une montagnarde.
Elle se mariait au moudjahid Tayeb Medjmedj de Beni Felkani.
C'était en 1957 qu'elle avait rejoint les rangs de la gloire.
En 1958 elle tombait  chahida, suite à un rude accrochage avec des soldats français.


                                                               FIN



Rahima Allah Elchouhada


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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #127 le: 17-08-2009, 14:11 »
Toujours dans le cadre de la  traduction du livre:

جهاد  المرأة  الجزائرية في ولاية سطيف  و تضحياتها الكبرى

(1954-1962)


On va citer les mères des chouhadas ou comme les appelle l'auteur KHANSOUATES  خنسوات  la wilaya de Sétif. Parmi elles , il y en a qui avaient perdu jusqu'à 4 de leurs enfants, tous des chahids de la cause nationale. A mon humble avis , elles méritent un hommage particulier pour que Sétif ne les oublie pas. De notre part on ne fait que les citer. Disons, c'est mieux que rien.

Ouricia

I. Messaouda Boudiaf

Née à Ouricia, son père Ahmed. Elle avait grandit dans un milieu rural. Bien qu'elle n'avait jamais connu l'école, elle  était d'une éducation exemplaire. Trés pieuse, elle avait le respect de tout son entourage. Elle se mariait à son cousin Ahmed . Elle avait mis au monde 8 enfants dont 7 garçons et une fille.
Il faut dire  que messaouda malgré sa pauvreté, elle était plus qu'heureuse.
Pendant les massacres du 8 mai 1945 elle avait perdu deux membres de sa grande famille. Aprés cette tragique  date pour toute la région, sa famille avait connu beaucoup de tristesse.
Ainsi venait la date historique du 1er novembre 1954  où Messaouda et toute sa famille étaient au service de la révolution. Comme le disait Messaouda " c'est l'occasoin ou jamais pour libérer la patrie et le peuple d'un esclavagisme qui n'avait que trop duré."
4 fils de Messaouda avaient rejoint les rangs de l'ALN. Il s'agissait de:

1. Messaoud né le 2 fevrier 1921. Ayant rejoint l'ALN 1956, il tombait chahid  en 1960.

2. Mohamed né le 25 janvier 1924. Il avait rejoint l'ALN en 1957. Deux ans plutard il tombait martyre de la gloire en 1959.

3. Salah né le 16 avril 1931. Il avait rejoint l'ALN en 1958. C'était durant la même année qu'il tombait chahid.

4. Abderrahmane né le 1er mars 1934. Devenu moudjahid en 1959, il tombait au champ d'honneur pendant la même année.

Malgré ces pertes cruelles, Messaouda n'arrêtait pas de servir la révolution.
Sa maison était dans un lieu stratégique à Megres. Les moudjahidines y trouvaient confort et sécurité. Ce n'est certainement pas de l'exagération de dire qu'elle était l'exemple même de la bravoure et de la patience.
Deux autres de ses fils, mabrouk et Brahim étaient portés disparus.
Mabrouk était annoncé mort à la frontière tunisienne, parti chercher des armes. C'était comme s'il avait ressuscité en 1963.
Brahim était arrêté par l'armée française. Il avait reçu un coup de poignard dans le dos. C'était par miracle qu'il avait survécu.

II.  Zohra Kherbache
 
Née en 1890 à Ouricia, son pére Hocine. Elle avait grandit dans un milieu modeste. Sa famille vivait des travaux agricoles. A l'age adulte, elle se mariait à Mohamed Razi  et vivait heureuse. Elle vait mis au monde plusieurs enfants dont  2 étaient des chahids:

1. Laïd né en 1911. Il avait rejoint l'ALN en 1957 et tombait martyre de la cause nationale en 1960.

2. Saïd né en 1914, il avait rejoint l'ALN en 1957 et tombait au champ d'honneur en 1961.


III. Läarem Khiali

Née à Ouricia, son pére  Ali. Elle était issue d'une famille trés pauvre.
Pieuse comme elle était , elle se mariait  à Brahim Benziane qui était du même rang social. Il enseignait Le Coran  aux enfants du village. Lâarem vivait heureuse et avait mis au monde plusieurs enfants dont deux était des moudjahidines tombés au champs d'honneur:

1. Belkacem né le 22 mai 1928. Il avait rejoint les moudjahidines en 1957 et tombait chahid en 1960.

2. Mohamed né le 22 fevrier 1935. Il avait rejoint la révolution en 1956.
Il était commissaire politique ALN de sa région. Il tombait martyre en 1958.

Belkacem était lettré et était élève de Lakhdar Krache qui était lui même disciple de l'imam Abdelhamid Benbadis. Sa mère Lâarem avait survecu jusqu'à l'indépendance et goûtait la saveur de la liberté.

IV. Berkahoum Akroum

Née en 1886 à Douar Ouled Mansour. Elle était issue d'une famille modeste et vivait des travaux agricoles dans un relief montagneux.
Berkahoum était d'une trés forte pérsonalité. Elle avait appris tous les travaux que sa mère lui avait enseigné: couture, cuisine, laîne, poterie, etc...
Elle était réputée sage et généreuse. Elle se mariait à Saïd Raïs. Elle avait mit au monde 8 enfants entre garçons et filles. Trois de ses fils étaient membre de l'ALN:

1. Saci né en 1920, il était devenu moudjahid en 1956 et tombait au champ d'honneur en 1958.

2. Sâadi né en 1923, il avait rejoint les rangs de la gloire en 1956 et tombait au champ d'honneur en 1958

3. Sédik né en 1932, il etait devenu moudjahid en 1956 et tombait chahid en 1958.

Berkahoum avait vécu  jusqu'au 1er octobre 1986, date de sa mort.

V. Fatma Merazigue

Née en 1902 au village Mouane, son père Saïd, sa mère Hadda Touidjine. Son patelin était trés riche en terres fértiles comme Doussil,Raifou, Ghiréne et Aparal. Fatma de par son caractère sage, elle avait appris tous les travaux quotidiens  d'une compagnarde. Elle  se mariait  à Tayeb  Keraguel qui étai du même rang social. Elle avait une vie conjugale trés heureuse et avait mis au monde plusieurs enfants.  Dés le declenchement de la glorieuse révolution du 1er novembre 1954, Fatma et toute sa famille étaient au service des moudjahidines. C'était leur occasion de s'exprimer pour la liberté.
Trois de ses fils étaient portés chahid de la cause nationale:

1. Brahim né en 1930 et devenu moudjahid en 1957, il tombait au champ d'honneur le 28 mai 1958.

2. Mahmoud  né en 1937, il avait rejoint les rang de la gloire en 1957 et comme son frère Brahim tombait au champs d'honneur le 28 mai 1958. C'était suite à un raid aérien ennemi.

3. Salah né en 1941. Il avait rejoint les rangs de l'ALN en 1956 et tombait martyre  de la cause nationale en 1959.     



                                                        à suivre...
« Modifié: 17-08-2009, 14:39 par elbeliouni »

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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #128 le: 18-08-2009, 19:24 »
Pour ne pas répéter toujours les mêmes phrases, je vais dresser un tableau, qui contiendra la liste des chahids et leurs parents.
Cela sera pour chaque village de la wilaya de Sétif.
Comme légendes on a:

C1, C2, C3, C4 =  Les prénoms des  chahids
DN=  La date de naissance du chahid
DD=  La date du debut de son Djihad au sein de l'ALN
DC=  La date de son décés comme chahid


Ouled Tebben



http://www.toofiles.com/fr/oip/documents/doc/ouledtebben.html


NB: Désolé brothers and sisters  je n'ai pas su insérer un fichier word, ainsi je vous donne son lien. If you can help , I would appreciate it. Thanks.


                                                     ...à suivre
« Modifié: 20-08-2009, 15:06 par elbeliouni »

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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #129 le: 20-08-2009, 15:18 »
Comme je l'ai dit précédement, je vais juste dresser un tableau qui  donnera la liste des chouhadas  fils des Khansaouates, c-a-d, les mères qui avaient perdu deux fils et plus au cours de notre glorieuse révolution.

Il faut tenir compte des légendes qui restent les mêmes.


( J'auai bien aimé insérer le tableau ici même, à défaut veuillez trouver les liens pour chaque villlage, inchallah.)



Ouled Si Ahmed

http://www.toofiles.com/fr/oip/documents/doc/ouledsiahmed.html


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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #130 le: 20-08-2009, 20:43 »
   

Des femmes au coeur de l'offensive de l'ALN dans le Nord Constantinois

[Aps 20/8/09]  SKIKDA - L'offensive du 20 août 1955 menée par l'armée de libération nationale (ALN) dans le Nord Constantinois sous la conduite de Zighout Youcef fut l'épopée de tout un peuple et la participation de la femme a été "entière", ont souligné mercredi des acteurs directs de ces événements.

Plusieurs militants et moudjahidine interrogés à l'occasion de la commémoration du 54ème anniversaire du 20 août 1955, affirment que la participation de la femme à la lutte pour l'indépendance nationale, ne fut ni "passive" ni "symbolique", car il y avait une élite féminine formée au sein du mouvement national, qui s'est naturellement trouvée aux premières lignes, aux côtés des hommes qui ont déclenché la guerre de libération nationale.


Le témoignage de Fatima Dalèche, né Hedna, âgée aujourd'hui de 86 ans, aussi sensationnel fut-il, ne constituait pas pour autant une exception, ni un cas isolé.

Cette Skikdie d'adoption, native de Sétif, a été initiée au combat nationaliste par son père, Messaoud Hedna responsable du PPA et l'un des organisateurs des manifestations du 8 mai 1945, auxquels avait pris part la petite Fatima âgée de 12 ans, parmi les jeunes scouts, à l'arrière du cortège.

On sait que le destin a voulu que Mme Dalèche vivra près de 10 ans plus tard, les mêmes scènes de répression et subira les mêmes épreuves, à Skikda, où la famille de son mari est pleinement engagée dans l'insurrection du 20 août 1955.

Il apparaît selon différents témoignages, que la participation des femmes au combat national, loin d'avoir été marginale, allait de pair avec l'action menée par les hommes, car les militants ne manquaient jamais d'impliquer la famille, la mère, l'épouse ou la soeur qui apportent des contributions souvent indispensables au travail politique et aux missions ordonnés par le Nidham, c'est-à-dire l'organisation, nom donné invariablement à toutes formations nationalistes, jusqu'à l'indépendance.

Le moudjahid Brahim Ayachi, responsable du groupe chargé de l'attaque d'El Alia à l'Ouest de Skikda, rapporte que cette mine employait un grand nombre de travailleurs originaires de Sétif, qui surpris par l'attaque, ont été encouragés à se joindre aux combattants de l'ALN, par les you you de leurs femmes sorties en masse saluer l'arrivée des moudjahidine.

Dans la petite localité rurale de Sidi Mezghiche, au sud est de Skikda, Mme El Hedba Bougandoura, épouse El Aoudja, âgée aujourd'hui de 67 ans, portait

le drapeau lors des actions menées le 20 août 1955, aux côtés de son frère Fodil Bougandoura qui est tombé ce jour là, au champ d'honneur, après avoir pris part directement aux combats contre les intérêts locaux de l'occupant.

Mme El Aoudja raconte que ce même jour, elle a été arrêtée avec sa campagne la jeune Zakya Issad qui fut blessée dans la confusion ayant succédé aux combats commencés à Midi, au coeur du village de Sidi Mezghiche oû dit-elle, elle avait vu le militant Bouzabouche Boubagra s'attaquer vaillamment aux goumiers avant d'être abattu.

Les évènements du 20 août 1955 à Sidi Mezghiche marquent le long calvaire de la Moudjahida El Hadba Bougandoura qui connaîtra les prisons, les cellules humides, les tortures, la gégène et la soif, jusqu'à sa libération, pour rejoindre ensuite le maquis, au PC de la wilaya II.

Arrêtée à Sidi Mezghiche, El Hedba se fait passer pour la soeur de Zakya Issad qui était orpheline, afin de ne pas compromettre son père et le reste de sa famille.

Après avoir transité par les prisons d'El Harrouch et de Constantine, El

Hedba Bougandoura condamnée à cinq ans de prison alors qu'elle était mineure, sera transférée à Serkadji où elle fera la connaissance de la moudjahida Nassima Belmekedem qui la mettra en contact avec l'avocat Mahmoud Zertal et une fois sa peine ramenée à deux ans de prison en appel, elle reprendra le contact avec son père et son oncle grâce aux réseaux de militants.

El Hedba se souvient que lorsqu'elle fut libérée, après plus de deux ans de prison, elle fut accueillie comme une héroïne par toute la population de Sidi Mezghiche rassemblée en dépit de la présence massive des forces d'occupations qui ont bouclé le village.

Une fois libérée et munie d'un laisser passer pour rejoindre son village de Sidi Mezghiche, El Hedba risquait à tout moment d'être arrêtée aussi, elle résolut de rejoindre le maquis, ce qui la mènera à Hadjar Mefrouch au coeur de la forêt dans la presqu'île de Collo.

El Hedba Bougandoura mènera au maquis, une autre étape dans son expérience de militante et de moudjahida. C'est au maquis qu'elle connaîtra son mari avec lequel elle aura deux premiers enfants Kamel et Nourredine, nés respectivement en 1959 et en 1962.

Allaitant le petit Kamel en pleine offensive Challe lancée dans le Nord Constantinois en octobre 1959, El Hedba restera pendant des mois sur litière de lauriers, dans un gourbi en pleine forêt où tout manquait, surtout les médicaments et les soins pour un nourrisson.

El Hedba Bougandoura, épouse El Aoudja était si maigre qu'elle ne pouvait pas tenir debout et elle n'eut la vie sauve que grâce aux soins que lui apportait patiemment l'ardente combattante, la chahida Meriem Bouattoura qui n'allait pas tarder à rejoindre l'action des fidayine pour porter le combat dans la ville de Constantine.

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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #131 le: 26-08-2009, 15:00 »
Aïn Azal


Ci-dessous un tableau ( qui est loin d'être complet)résumant nos Khansaouates de Ain Azal.
Je n'ai pas voulu répéter à chaque fois les biographies des mères  de nos glorieux chouhada, pour la simple raison qu'elles se ressemblent.
En régle générale elles sont du milieu rural, mariées à des hommes de leur rang social. Comme elles vivaient du travail de la terre. Pour l'école le colonialisme sauvage en avait privé nos mères  et pères. Ce n'est que vers l'année 1958 avec le fameux plan de Constantine que le général De Gaule
voulait se ratrapper, mais c'était trop tard , le train de la révolution était en plein vitesse. Ce n'était  que l'indépendance et la liberté totale qui pouvait l'arrêter.
De toute les façons le peu d'algérien qui frequentaient l'école, il était impensable de les voir au-delà du cycle moyen.
Tahia Eldjazair elmadjdou oua elkhouloud lichouhadaina elabrar.


http://www.toofiles.com/fr/oip/documents/doc/ainazal.html



                                                                         ...à suivre


« Modifié: 26-08-2009, 15:08 par elbeliouni »

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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #132 le: 02-09-2009, 17:33 »
Boutaleb

Bata Boughrara

Née en 1892 à Boutaleb, son père Mohamed, sa mère Rokia Osmane.
Issue d'une famille de rang social moyen, elle vivait du travail de la terre.
Elle était mariée à Ahmed Absa et avait plusieurs enfants parmis eux deux chahids:

1. Salah né en 1928 et avait regagné les rangs de l'ALN en 1956 . Il tombait au champ d'honneur durant la même année.

2. Moussa né en 1933  et avait regagné les rangs de la gloire en 1956.
   Il tombait chahid en 1959.

La mére, des deux chahids, mourrait en 1958.



Aïcha Djeghaba

Née en 1886 à Boutaleb, son père Mebarek. Sa famille était pauvre, elle ne vivait que du travail d'un lopin de terre. Elle grandissait dans ce milieu rural jusqu'à la date de son mariage avec Amar Bestal. Elle avait beaucoup d'enfants dont deux étaient des chahids:

1. Laïd  né en 1910 , il avait regagné l'ALN en 1956 et tombait chahid de la glorieuse cause en 1961.

2. Ahmed né le 21 octobre 1914, il avait rejoint L'ALN en 1956 et tombait martyre le 6 décembre 1956.

Leur mère était décédée en 1930, à l'age de 44 ans.



                                             ...à suivre
« Modifié: 02-09-2009, 17:53 par elbeliouni »

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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #133 le: 13-12-2009, 07:50 »
L’icône de la révolution est dans un état de santé critique

Le cri de colère de Djamila Bouhired

Ce fut un moment de grande émotion que celui où El Watan recevait, il y a près d’une année, dans ses locaux, l’immense moudjahida Djamila Bouhired. Vêtue d’un simple k-way bleu marine, elle était pleine de grâce et ses traits lumineux ne lui donnaient guère son âge (74 ans). Un véritable mythe vivant traversant les couloirs lugubres de la maison de la presse en toute simplicité. En militante inusable, elle faisait campagne pour la Palestine en pleine guerre barbare contre Ghaza et nous étions nombreux à l’entourer, éblouis par son charisme, son courage et son tempérament de battante infatigable, ne réalisant pas que l’icône de la Révolution algérienne en chair et en légende était là, parmi nous. Nous lui avons exprimé notre désir de la revoir, de l’écouter, de boire ses paroles. Elle eut ces mots qui disent toute sa générosité et sa noblesse : « Vous êtes tous mes enfants et je me ferai un plaisir de vous inviter chez moi. Seulement, je vous préviens : je n’ai qu’une petite maison, je ne me suis pas servie comme beaucoup l’ont fait. Mais je serais heureuse de vous convier à une ’batata fliou’ à l’algéroise. »

Aujourd’hui, Djamila Bouhired est amoindrie, et, devant la négligence frisant le mépris dont elle fait l’objet de la part de l’Algérie d’en haut, elle a résolu de sortir de sa réserve pour dire basta à l’humiliation des moudjahidine, les vrais. Dans un contexte où les martyrs et les glorieux résistants de la Guerre de Libération nationale sont traînés dans la boue dans la foulée de la guerre des mots entre Alger et Le Caire et la campagne médiatique acharnée lancée par certains médias et politicards égyptiens contre la nation algérienne, le coup de gueule de Djamila Bouhired résonne comme une mise au point lourde de sens. Mais là où le bât blesse, c’est que la légendaire moudjahida ne s’adresse pas à l’Egypte officielle ni aux Egyptiens fanatiques (qui ont été jusqu’à accabler ceux qui ont salué son combat dans un film éternel), mais son message s’adresse avant tout à l’Etat algérien, le président Bouteflika en tête, et au peuple algérien de façon générale, ce même peuple pour lequel elle était prête à donner sa vie, elle, la miraculée de la Bataille d’Alger et des griffes de Massu et Bigeard. Dans deux lettres manuscrites datées du 9 décembre dernier, qu’elle a remises à El Watan qui les a reproduit intégralement, Djamila Bouhired interpelle donc vigoureusement le locataire d’El Mouradia et l’opinion publique algérienne.

Les déboires d’une grande dame

Dans sa lettre ouverte au chef de l’Etat, elle use d’une formule aussi cinglante qu’émouvante : « A Monsieur le Président d’une Algérie que j’ai voulue indépendante. » Et d’évoquer sa situation sociale avec franchise et dignité, en déplorant sans ménagement le sort réservé à des personnalités historiques d’un tel rang : « Mon épicier, mon boucher, ma supérette, pourront témoigner des crédits qu’ils m’accordent », écrit-elle, avant de souligner : « Il ne m’est jamais venu à l’esprit de compléter mes revenus par des apports frauduleux qui, malheureusement, sont très fréquents dans mon pays. » Une allusion on ne peut plus claire à la corruption à grande échelle qui gangrène le système. La lettre bouleversante de Djamila Bouhired vient ainsi battre en brèche un préjugé fort tenace selon lequel « la famille révolutionnaire se sucre sans vergogne » et que les militants indépendantistes n’hésitent pas à monnayer au prix fort leurs sacrifices d’hier. « Je sais que certains moudjahidine et moudjahidate sont dans la même situation », voire, ajoute-t-elle, « dans une situation plus critique », s’indigne la grande moudjahida. Des « frères et sœurs » insiste-t-elle, dont l’intégrité est au dessus de tout soupçon. Et de conclure sa lettre en martelant : « Je vous demanderais de ne plus nous humilier et de revaloriser notre dérisoire pension de guerre afin de vivre dans un minimum de dignité le peu de temps qui nous reste à vivre. »

« Je suis Djamila Bouhired, condamnée à mort en 1957 »

Dans le second document, Djamila Bouhired prend à témoin le peuple algérien. « Aujourd’hui, je me vois dans l’obligation de faire appel à vous », écrit-elle à l’attention de ceux qu’elle désigne affectueusement par ses « chers frères et sœurs algériens ». Faisant preuve d’une humilité qui n’a d’égale que sa colère, elle se présente comme l’aurait fait Madame Tout-le-monde : « Permettez-moi tout d’abord de me présenter. Je suis Djamila Bouhired, condamnée à mort en 1957 par le tribunal militaire d’Alger. » Et vlan ! Mais la vaillante moudjahida ne s’étalera pas davantage sur ses hauts faits de guerre. Elle évoquera plutôt son état de santé critique qui nécessite des interventions chirurgicales lourdes, dit-elle, et une prise en charge fort onéreuse. Mme Bouhired nous apprend au passage que c’est de l’étranger, et précisément de certains émirats du Golfe, qu’elle a reçu une offre de prise en charge, offre qu’elle a dignement déclinée pour d’évidentes considérations de « nif ». A l’Etat algérien maintenant de jouer… Nous le disions, Djamila Bouhired s’est fait très laconique et très discrète sur son fulgurant parcours militant. Il faut dire qu’elle n’avait guère besoin de se présenter. Djamila Bouhired rejoint le FLN alors qu’elle est étudiante. Elle intègre vite la Zone autonome d’Alger où elle devient officier de liaison aux côtés de Yacef Saâdi dont elle est l’assistante en pleine Bataille d’Alger. En avril 1957, elle est blessée et arrêtée. Incarcérée à la prison de Maison Carrée (El Harrach), elle sera torturée et condamnée à mort pour attentats à la bombe. S’ensuit une vaste campagne d’indignation menée par son futur mari, un certain… Jacques Vergès, ainsi que George Arnaud qui publient aux éditions de Minuit un manifeste tonitruant : Pour Djamila Bouhired. La jeune combattante acquiert dès lors un statut particulier et devient le symbole de toutes les femmes résistantes de l’Algérie insurgée. Si bien qu’en 1958, elle se verra immortalisée dans un film éponyme : Djamilah, signé Youcef Chahine, avec Magda Sabbahi dans le rôle-titre. Djamila Bouhired ne sera libérée qu’en 1962. Après l’indépendance, elle se distinguera par sa discrétion, loin des cercles officiels et de tous les lieux de pouvoir. Aujourd’hui, cette héroïne hors pair mène une autre lutte, cette fois contre la maladie. L’Algérie tout entière doit s’élever pour lui témoigner sa reconnaissance et son amour...

Par Mustapha Benfodil
El Watan du 13 décembre 2009

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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #134 le: 14-12-2009, 11:13 »
Le coup de gueule d’une héroïne : Les raisons de la colère de Djamila Bouhired

Fatma Ouzeguene, la compagne de lutte de Djamila Bouhired, raconte les déceptions et les péripéties du parcours qu’a dû emprunter notre héroïne pour se faire soigner à l’étranger.

L’héroïne de la guerre de Libération nationale, la moudjahida torturée et condamnée à mort durant la Bataille d’Alger, Djamila Bouhired, vit aujourd’hui très mal. Pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante, la moudjahida, qui n’a jamais renié ses convictions, sort de sa réserve pour révéler au grand jour son désarroi, voire son dénuement. C’est triste, mais c’est la stricte vérité, témoigne Fatma Ouzeguene, la compagne de lutte de la moudjahida. Contrairement à ce que croit tout le monde, Djamila Bouhired n’habite pas une villa ni une maison luxueuse, mais un appartement de trois pièces dans un immeuble appelé la Tour, situé à El Mouradia.

Elle est, selon Mme Ouzeguene, très appréciée pour ses qualités humaines et son indifférence, pour ne pas dire son mépris, à l’égard des dirigeants... Aujourd’hui, le cri de colère et de détresse de D. Bouhired est lancé, suite au comportement indigne et choquant dont a fait preuve à son égard M. Sbih, ambassadeur d’Algérie en France. Djamila Bouhired, nous confie Mme Ouzeguene, est malade, elle souffre d’un problème cardiaque qui nécessite une prise en charge à l’étranger. Néanmoins, elle a cavalé pendant deux longues années pour l’obtention de cette prise en charge.

Elle a frappé à toutes les portes, en vain. Fière comme elle l’a toujours été, D. Bouhired a décidé de renoncer. C’est son entourage qui a pris le dossier en main et a fait le pied de grue devant les services concernés pour l’obtention de ce document. « Djamila Bouhired s’est rendue effectivement en France pour des soins. Mais quelle fut sa déception lorsqu’elle fut hébergée dans un hôtel qui n’était pas digne de sa stature de ‘moudjahida’ et non pas sur le plan du coût ou des étoiles... En se plaignant de cette situation auprès de M. Sbih, ce dernier s’est montré arrogant et hautain », rapporte Mme Ouzeguene. N’ayant pas supporté les soupirs de cet ambassadeur, D. Bouhired est rentrée au pays en décidant de dire tout haut ce qu’elle a toujours pensé tout bas. Selon certaines indiscrétions, l’icône de la Révolution a refusé, par « principe », d’entrer dans la sphère du pouvoir, ce qui a irrité le président Bouteflika. Oui, Mme Bouhired a décliné l’offre du président de la République.

Ce que ce dernier n’a pas apprécié. « Pour vivre décemment, Bouteflika a proposé à D. Bouhired un poste de travail au sein de la présidence. La moudjahida a refusé cette offre en demandant, en contrepartie, la revalorisation de sa pension et celle de tous les moudjahidine se trouvant dans sa situation », a expliqué Mme Ouzeguene. A. Bouteflika, qui connaît parfaitement la situation de Djamila Bouhired, n’a rien fait, selon Mme Ouzeguene, pour améliorer son vécu. Cette dernière ne nie pas que beaucoup de moudjahidate vivent dans la misère, mais leur dignité ne leur permet pas de tendre la main. « Rares sont les moujahidate qui ont bénéficié des privilèges de l’Etat », fulmine notre interlocutrice.

Cet état de fait est confirmé par Akila Ouared, une autre moudjahida très affectée par le cri de D. Bouhired. Mme Ouared pense que si les Algériens ont milité pour l’indépendance du pays, ce n’est pas pour avoir des droits supérieurs sur les autres Algériens de même catégorie, mais pour tout simplement vivre dignement. « Il y a des lois dans ce pays qu’il faudrait appliquer à tout le monde. Je connais des personnes qui ont pris beaucoup plus qu’il fallait et d’autres qui ont été marginalisées car elles se sont tues. Il n y a pas de reconnaissance... », a dénoncé Mme Ouared, qui est attristée de voir une femme symbole vivre dans la misère. « Je suis triste de voir des moudjahidate mourir dans la misère. Je suis témoin de ces cas alors que d’autres ont bénéficié de titres honorifiques. Je n’arrive pas à expliquer ce grand écart. Pourtant, les lois existent », s’interroge-t-elle, avant de rappeler que D. Bouhired est sa sœur de combat, une femme que toutes les Algériennes et Algériens ont glorifiée.

« Nous avons lutté pour une Algérie légale, libre, pour avoir des droits. L’Etat doit alors étudier les situations particulières. Il y a des moudjahidate, en 2009, qui ne vivent que de leur pension, elles n’ont pas de retraite. L’Etat doit les prendre en charge pour qu’elles puissent s’en aller sereinement le moment venu... », peste Mme Ouared.

Par Nabila Amir
Elwatan le 14 décembre 2009

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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #135 le: 14-12-2009, 12:32 »
D. Bouhired est rentrée au pays en décidant de dire tout haut ce qu’elle a toujours pensé tout bas.


Pourquoi ne pas le dire avant.

 Rares sont les moujahidates qui ont bénéficié des privilèges de l’Etat », fulmine notre interlocutrice.   

Rares son celles qui n'ont pas benificié

Il y a des moudjahidate, en 2009, qui ne vivent que de leur pension, elles n’ont pas de retraite.


il ya des Algeriens,en 2009 qui n'ont ni pension ni retraite


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Re : Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #136 le: 14-12-2009, 20:34 »
D. Bouhired est rentrée au pays en décidant de dire tout haut ce qu’elle a toujours pensé tout bas.


Pourquoi ne pas le dire avant.

 Rares sont les moujahidates qui ont bénéficié des privilèges de l’Etat », fulmine notre interlocutrice.   

Rares son celles qui n'ont pas benificié

Il y a des moudjahidate, en 2009, qui ne vivent que de leur pension, elles n’ont pas de retraite.


il ya des Algeriens,en 2009 qui n'ont ni pension ni retraite





Brother Massinissa, s’il y a des algériens qui n’ont ni pension ni retraite, cela ne justifie en rien que les moudjahidates doivent se débrouiller avec leurs dérisoires pensions.
Si  tu es convaincu que beaucoup sont les moudjahidates qui se sont  remplies les poches, j’en  connais beaucoup qui n’ont rien de tout ça.
Khalti Zhor, moudjahida et femme d’un valeureux moudjahid, Allah Yarhmou, ne possède même pas un abri, en son nom. Elle vit dans une maison bien vacant que son mari avait payé avant de mourir. Comme elle n’a pas d’enfants, les héritiers veulent carrément la déposséder. Ce n’est pas tragique ça, dans le pays du million et demi million de chahid. Tu peux être certain que le cas de khalti Zhor  est assez répandu.
Cela étant, tous les algériens et toutes algériennes ont le droit de vivre tête haute, dans leur pays, dans l’abri du besoin. L’Algérie est assez riche pour répondre aux besoins de ceux qui ne peuvent pas travailler. Il suffit d’une justice dans le partage de la richesse nationale.



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« Réponse #137 le: 14-12-2009, 21:09 »
Je suis d'accord avec toi mon frêre j'en connais qui habitent  dans des douars et qui n'ont même pas bénificier de logements bien vacant ou autre je parle de ceux qui ont trahis le serment de novembre et qui ne se manifestent que lorsqu'ils sont touchés .est- ce qu'un moudjahid qui a libéré le pays pour que l'algerien puisse vivre la tête haute accepte ces inégalités,cette hogra?pourquoi ce silence de ceux qui ont battus les forces de l'OTAN et qui empochent des salaires de dizaines de millions tandis que des diplomés chomeurs ne perçoivent que 2000 dinars.Il suffit d’une justice !pourquoi eux qui ont donnés leur sang et leur chair pour la l'independance du pays se taisent-ils?Maintenant ils payent leur silence, l'algerien n'est pas rancunier et on est avec eux dans la douleur et dans la joie,et chacun aura son du dans l'au-delas.

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Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #138 le: 14-12-2009, 21:43 »
Ok brother, Les dignes moudjahiddines, à mon humble avis, ont tort de se taire devant l’injustice. Seulement, pour beaucoup d’entre eux, ils pensent que leur mission était bien accomplie en 1962. Ils s’attendaient à ce que les jeunes reprennent le flambeau.
On avait cru, un certain moment, à ce rêve.
Comme tu le sais après Décembre 1978, les choses avaient pris une autre tournure, pour le malheur, de tout un peuple. L’histoire nous dira un jour pourquoi. Entre temps, c’est beaucoup de moudjahiddins et des jeunes qui vivent sur les nerfs. 

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Re : Re : L' Algérie : Le pays des braves!
« Réponse #139 le: 14-12-2009, 22:06 »
Ok brother, Les dignes moudjahiddines, à mon humble avis, ont tort de se taire devant l’injustice. Seulement, pour beaucoup d’entre eux, ils pensent que leur mission était bien accomplie en 1962. Ils s’attendaient à ce que les jeunes reprennent le flambeau.
On avait cru, un certain moment, à ce rêve.
Comme tu le sais après Décembre 1978, les choses avaient pris une autre tournure, pour le malheur, de tout un peuple. L’histoire nous dira un jour pourquoi. Entre temps, c’est beaucoup de moudjahiddins et des jeunes qui vivent sur les nerfs.