Auteur Sujet: La journée du chahid.  (Lu 3898 fois)

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La journée du chahid.
« le: 17-02-2010, 16:51 »
A l'occasion de la journée du chahid, célebrée chaque année le 18 Fevrier,
ci-dessous le temoignage d'une moudjahida Zohra Drif , Madame Bitat.


Les révélations de Zohra Drif

 



Disparition de Hassiba Ben Bouali, Ali La Pointe et P’tit Omar





Par Leïla Ferial
 
 
 
Dans son témoignage, Zohra Drif revient sur l’atmosphère qui régnait à La Casbah, à la suite des réactions fulgurantes des éléments de l’ALN de ce quartier, après l’attentat criminel de la rue de Thèbes. « Vers la fin de l’année 1956, les autorités colonialistes avaient compris que l’organisation du FLN s’est adaptée aux méthodes utilisées par les forces de sécurité françaises dans leur guerre contre la résistance », a-t-elle rappelé, précisant que durant cette période les autorités colonialistes avaient procédé à l’exécution des condamnés à mort. De l’autre côté, l’organisation – qui s’est avérée par la suite qu’elle avait été formée par la police française – passa à l’action en ciblant des civils. « Il était évident que le FLN réponde à ces actes criminels en adaptant sa stratégie à la nouvelle donne du terrain», souligne-t-elle. Elle relève que c’est à partir de ce moment que le FLN avait décidé de mettre sur pied des ateliers pour la fabrication de bombes, pour déplacer la guerre dans les quartiers français, car, a-t-elle expliqué, depuis 1954, il n’y avait que les Algériens qui subissaient cette guerre dans leurs quartiers, au moment où les Européens vivaient paisiblement dans leurs cités, loin des feux de cette guerre. « C’est dans ces conditions que le FLN avait pris la décision de leur faire goûter un peu de ce qui se passait dans les quartiers musulmans, notamment à La Casbah et dans les quartiers limitrophes», se rappelle-t-elle, mettant l’accent sur les disparus de la Bataille d’Alger, un autre pan de l’histoire tragique du mouvement pour l’indépendance qui reste à élucider. L’armée coloniale ayant mis sa terrible machine de répression en branle, avec des pouvoirs spéciaux confiés à la soldatesque de la colonisation, les arrestations sommaires sont devenues systématiques, raconte Zohra Drif, reconnaissant, néanmoins, que lorsque le FLN avait décidé de jeter la Révolution dans la rue, « c’est le monde entier qui a pris conscience que les événements d’Algérie étaient une véritable bataille de tout un peuple qui cherchait à s’affranchir du joug du colonialisme ». C’est dans ces conditions que la répression a été menée, à tel point que les soldats français procédaient à l’arrestation de tout Algérien se trouvant à leur portée, dans l’espoir de lui soutirer, sous la torture, des renseignements sur l’organisation du FLN à Alger, et de les orienter vers quelques têtes de la Révolution. Ces arrestations, selon Mme Bitat, ont duré plusieurs mois. De janvier 1957 à septembre de la même année, La Casbah a été soumise à une sanglante répression. Le colonel Godard, se rappelle Zohra Drif, était le responsable des services de renseignement. « Il s’est rendu compte, lors de cette campagne d’arrestations et de torture, que c’est le peuple qui fait la force de l’ennemi qui lui tenait tête », précise-t-elle, soulignant qu’à partir de ce moment ce colonel avait décidé de recourir à d’autres moyens plus sournois pour tuer la Révolution. Un agent de liaison de l’organisation, appelé Guendrich, connu sous le pseudonyme de Hassen, avait ainsi été arrêté et « retourné » sous la torture.



Il avait dénoncé au départ ses chefs immédiats, à savoir Othmène dit Ramel et Debbih Cherif dit Mourad, puisqu’il était leur collaborateur et était informé sur l’organisation. Il ressort clairement qu’à partir de cette arrestation, les services du colonel Godard commençaient à voir plus clair dans le cloisonnement imposé dans l’organisation, à tel point que c’étaient les renseignements fournis par Guendrich qui avaient permis l’arrestation de Debbih Cherif et Othmène, puis de Zohra Drif en compagnie de Yacef, le responsable militaire de l’organisation à Alger. C’est à partir de là que le récit de Zohra Drif devient plus pertinent, en resituant les faits. Selon elle, il est clair que Yacef, qui ignorait l’arrestation de Guendrich et son retournement par les services de renseignement, travaillait directement, sans le savoir, avec le colonel Godard. Après la mort de Debbih et Ramel, a la suite des renseignements fournis par Guendrich, Yacef contacte les collaborateurs des deux martyrs, dont Guendrich, sans savoir à ce moment qu’il prenait attache en réalité avec Godard. « Je me rappelle bien qu’après la reprise des contacts avec Guendrich, après la mort de Debbih et Ramel, Guendrich avait envoyé une lettre dans laquelle il avait exprimé son profond regret devant cette énorme perte, mentionnant sa décision de changer son pseudonyme pour celui de Safy. » Guendrich était en contact avec Godard, ce qui lui a facilité la découverte de la cache de Yacef avant son arrestation en compagnie de Drif, au domicile de Fatiha Bouhired. « C’était pour nous un lieu de repli que nous n’utilisions qu’en cas d’urgence, se souvient Mme Bitat. Dans la maison faisant face à celle de Fatiha Bouhired, il y avait Ali La Pointe, Hassiba, P’tit Omar».Mme Bitat a situé cet évènement dans l’étape la plus difficile que traversait l’organisation, de par la pression qu’exerçait l’armée coloniale sur La Casbah. « C’était une époque où peu de gens acceptaient d’héberger des membres de l’organisation et c’est pour cela que le domicile de Fatiha Bouhired était notre dernier recours.» Elle révélera qu’avant son arrestation en compagnie de Yacef, ce dernier avait chargé Hadj Smail de remettre un message aux dirigeants de la Révolution en Tunisie, pour leur faire part de la réalité du terrain à Alger et la répression qui sévissait à La Casbah. « Hadj Smaïl, révèle Mme Bitat, a été intercepté dès sa sortie de notre refuge et notre arrestation s’en est suivie durant la même nuit. Nous avions été conduits au bureau de Godard où nous avons constaté que la plupart des chefs de l’organisation ont été arrêtés», raconte-t-elle. Un mois après cet évènement, le responsable des services de renseignement des forces de la répression colonialiste est venu leur annoncer la localisation de la cache de Ali, Hassiba et P’tit Omar. C’était Guendrich qui l’avait renseigné, précise-t-elle. « C’était comme si le ciel nous tombait sur la tête. » Et de crier à la face de ceux qui voulaient faire endosser la responsabilité de la disparition des trois martyrs à Yacef Saâdi, que «c’était bien Guendrich qui avait donné la cache de Hassiba, Ali et P’tit Omar ». «Tout cela figure dans les archives françaises », a-t-elle encore souligné. Mme Bitat se souvient du jour où la petite Hassiba, à peine âgée de 17 ans, s’était rendue à La Casbah pour rejoindre son groupe, composé de Djamila Bouhired et Samia Lakhdari. Elle est venue vers nous car Hassiba était recherchée par les forces de répression colonialistes. Il était question, raconte Zohra Drif, que Hassiba monte au maquis, mais les évènements ont fait qu’elle est restée à La Casbah jusqu’à sa disparition en octobre 1957 ■
 
 


 Source:  www.Eldjazaircom.dz



« Modifié: 17-02-2010, 17:04 par elbeliouni »

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Re : La journée du chahid.
« Réponse #1 le: 17-02-2010, 18:54 »



La guerre d’Algérie a commencé à Sétif


Le 8 mai 1945, tandis que la France fêtait la victoire, son armée massacrait des milliers d’Algériens à Sétif et à Guelma. Ce traumatisme radicalisera irréversiblement le mouvement national.

Par Mohammed Harbi

Désignés par euphémisme sous l’appellation d’« événements » ou de « troubles du Nord constantinois », les massacres du 8 mai 1945 dans les régions de Sétif et de Guelma sont considérés rétrospectivement comme le début de la guerre algérienne d’indépendance. Cet épisode appartient aux lignes de clivage liées à la conquête coloniale.

La vie politique de l’Algérie, plus distincte de celle de la France au fur et à mesure que s’affirme un mouvement national, a été dominée par les déchirements résultant de cette situation. Chaque fois que Paris s’est trouvé engagé dans une guerre, en 1871, en 1914 et en 1940, l’espoir de mettre à profit la conjoncture pour réformer le système colonial ou libérer l’Algérie s’est emparé des militants. Si, en 1871 en Kabylie et dans l’Est algérien et en 1916 dans les Aurès, l’insurrection était au programme, il n’en allait pas de même en mai 1945. Cette idée a sans doute agité les esprits, mais aucune preuve n’a pu en être avancée, malgré certaines allégations.

La défaite de la France en juin 1940 a modifié les données du conflit entre la colonisation et les nationalistes algériens. Le monde colonial, qui s’était senti menacé par le Front populaire – lequel avait pourtant, sous sa pression, renoncé à ses projets sur l’Algérie –, accueille avec enthousiasme le pétainisme, et avec lui le sort fait aux juifs, aux francs-maçons et aux communistes.

Avec le débarquement américain, le climat se modifie. Les nationalistes prennent au mot l’idéologie anticolonialiste de la Charte de l’Atlantique (12 août 1942) et s’efforcent de dépasser leurs divergences. Le courant assimilationniste se désagrège. Aux partisans d’un soutien inconditionnel à l’effort de guerre allié, rassemblés autour du Parti communiste algérien et des « Amis de la démocratie », s’opposent tous ceux qui, tel le chef charismatique du Parti du peuple algérien (PPA), Messali Hadj, ne sont pas prêts à sacrifier les intérêts de l’Algérie colonisée sur l’autel de la lutte antifasciste.

Vient se joindre à eux un des représentants les plus prestigieux de la scène politique : Ferhat Abbas. L’homme qui, en 1936, considérait la patrie algérienne comme un mythe se prononce pour « une République autonome fédérée à une République française rénovée, anticoloniale et anti-impérialiste », tout en affirmant ne rien renier de sa culture française et occidentale. Avant d’en arriver là, Ferhat Abbas avait envoyé aux autorités françaises, depuis l’accession au pouvoir de Pétain, des mémorandums qui restèrent sans réponse. En désespoir de cause, il transmet aux Américains un texte signé par 28 élus et conseillers financiers, qui devient le 10 février 1943, avec le soutien du PPA et des oulémas, le Manifeste du peuple algérien.

Alors, l’histoire s’accélère. Les gouvernants français continuent à se méprendre sur leur capacité à maîtriser l’évolution. De Gaulle n’a pas compris l’authenticité des poussées nationalistes dans les colonies. Contrairement à ce qui a été dit, son discours de Brazzaville, le 30 janvier 1944, n’annonce aucune politique d’émancipation, d’autonomie (même interne). « Cette incompréhension se manifeste au grand jour avec l’ordonnance du 7 mars 1944 qui, reprenant le projet Blum-Violette de 1936, accorde la citoyenneté française à 65 000 personnes environ et porte à deux cinquièmes la proportion des Algériens dans les assemblées locales », écrit Pierre Mendès France à André Nouschi (1). Trop peu et trop tard : ces miniréformes ne touchent ni à la domination française ni à la prépondérance des colons, et l’on reste toujours dans une logique où c’est la France qui accorde des droits...

L’ouverture de vraies discussions avec les nationalistes s’imposait. Mais Paris ne les considère pas comme des interlocuteurs. Leur riposte à l’ordonnance du 7 mars intervient le 14 : à la suite d’échanges de vues entre Messali Hadj pour les indépendantistes du PPA, Cheikh Bachir El Ibrahimi pour les oulémas et Ferhat Abbas pour les autonomistes, l’unité des nationalistes se réalise au sein d’un nouveau mouvement, les Amis du Manifeste et de la liberté (AML). Le PPA s’y intègre en gardant son autonomie. Plus rompus aux techniques de la politique moderne et à l’instrumentalisation de l’imaginaire islamique, ses militants orientent leur action vers une délégitimation du pouvoir colonial. La jeunesse urbaine leur emboîte le pas. Partout, les signes de désobéissance se multiplient. Les antagonismes se durcissent. La colonie européenne et les juifs autochtones prennent peur et s’agitent.

Au mois de mai 1945, lors du congrès des AML, les élites plébéiennes du PPA affirmeront leur suprématie. Le programme initial convenu entre les chefs de file du nationalisme – la revendication d’un Etat autonome fédéré à la France – sera rangé au magasin des accessoires. La majorité optera pour un Etat séparé de la France et uni aux autres pays du Maghreb et proclamera Messali Hadj « leader incontesté du peuple algérien ». L’administration s’affolera et fera pression sur Ferhat Abbas pour qu’il se dissocie de ses partenaires.

Cette confrontation s’était préparée dès avril. Les dirigeants du PPA – et plus précisément les activistes, avec à leur tête le Dr Mohamed Lamine Debaghine – sont séduits par la perspective d’une insurrection, espérant que le réveil du millénarisme et l’appel au djihad favoriseront le succès de leur entreprise. Mais leur projet irréaliste avorte. Dans le camp colonial, où l’on craint de voir les Algériens rejeter les « Européens » à la mer, le complot mis au point par la haute administration, à l’instigation de Pierre-René Gazagne, haut fonctionnaire du Gouvernement général, pour décapiter les AML et le PPA prend jour après jour de la consistance.

L’enlèvement de Messali Hadj et sa déportation à Brazzaville, le 25 avril 1945, après les incidents de Reibell, où il est assigné à résidence, préparent l’incendie. La crainte d’une intervention américaine à la faveur de démonstrations de force nationalistes hantait certains, dont l’islamologue Augustin Berque (2). Exaspéré par le coup de force contre son leader, le PPA fait de la libération de Messali Hadj un objectif majeur et décide de défiler à part le 1er mai, avec ses propres mots d’ordre, ceux de la CGT et des PC français et algérien restant muets sur la question nationale. A Oran et à Alger, la police et des Européens tirent sur le cortège nationaliste. Il y a des morts, des blessés, de nombreuses arrestations, mais la mobilisation continue.

Le 8 mai, le Nord constantinois, délimité par les villes de Bougie, Sétif, Bône et Souk-Ahras et quadrillé par l’armée, s’apprête, à l’appel des AML et du PPA, à célébrer la victoire des alliés. Les consignes sont claires : rappeler à la France et à ses alliés les revendications nationalistes, et ce par des manifestations pacifiques. Aucun ordre n’avait été donné en vue d’une insurrection. On ne comprendrait pas sans cela la limitation des événements aux régions de Sétif et de Guelma. Dès lors, pourquoi les émeutes et pourquoi les massacres ?

La guerre a indéniablement suscité des espoirs dans le renversement de l’ordre colonial. L’évolution internationale les conforte. Les nationalistes, PPA en tête, cherchent à précipiter les événements. De la dénonciation de la misère et de la corruption à la défense de l’islam, tout est mis en œuvre pour mobiliser. « Le seul môle commun à toutes les couches sociales reste (...) le djihad, compris comme arme de guerre civile plus que religieuse. Ce cri provoque une terreur sacrée qui se mue en énergie guerrière », écrit l’historienne Annie Rey-Goldzeiguer (3). La maturité politique n’était pas au rendez-vous chez les ruraux, qui ne suivaient que leurs impulsions.

Chez les Européens, une peur réelle succède à l’angoisse diffuse. Malgré les changements, l’égalité avec les Algériens leur reste insupportable. Il leur faut coûte que coûte écarter cette alternative. Même la pâle menace de l’ordonnance du 7 mars 1944 les effraie. Leur seule réponse, c’est l’appel à la constitution de milices et à la répression. Ils trouvent une écoute chez Pierre-René Gazagne, chez le préfet de Constantine Lestrade Carbonnel et le sous-préfet de Guelma André Achiary, qui s’assignent pour but de « crever l’abcès ».

A Sétif, la violence commence lorsque les policiers veulent se saisir du drapeau du PPA, devenu depuis le drapeau algérien, et des banderoles réclamant la libération de Messali Hadj et l’indépendance. Elle s’étend au monde rural, où l’on assiste à une levée en masse des tribus. A Guelma, les arrestations et l’action des milices déclenchent les événements, incitant à la vengeance contre les colons des environs. Les civils européens et la police se livrent à des exécutions massives et à des représailles collectives. Pour empêcher toute enquête, ils rouvrent les charniers et incinèrent les cadavres dans les fours à chaux d’Héliopolis. Quant à l’armée, son action a fait dire à un spécialiste, Jean-Charles Jauffret, que son intervention « se rapproche plus des opérations de guerre en Europe que des guerres coloniales traditionnelles (4)  ». Dans la région de Bougie, 15 000 femmes et enfants doivent s’agenouiller avant d’assister à une prise d’armes.

Le bilan des « événements » prête d’autant plus à contestation que le gouvernement français a mis un terme à la commission d’enquête présidée par le général Tubert et accordé l’impunité aux tueurs. Si on connaît le chiffre des victimes européennes, celui des victimes algériennes recèle bien des zones d’ombre. Les historiens algériens (5) continuent légitimement à polémiquer sur leur nombre. Les données fournies par les autorités françaises n’entraînent pas l’adhésion. En attendant des recherches impartiales  (6), convenons avec Annie Rey-Goldzeiguer que, pour les 102 morts européens, il y eut des milliers de morts algériens.

Les conséquences du séisme sont multiples. Le compromis tant recherché entre le peuple algérien et la colonie européenne apparaît désormais comme un vœu pieux.

En France, les forces politiques issues de la Résistance se laissent investir par le parti colonial. « Je vous ai donné la paix pour dix ans ; si la France ne fait rien, tout recommencera en pire et probablement de façon irrémédiable », avait averti le général Duval, maître d’œuvre de la répression. Le PCF – qui a qualifié les chefs nationalistes de « provocateurs à gages hitlériens » et demandé que « les meneurs soient passés par les armes » – sera, malgré son revirement ultérieur et sa lutte pour l’amnistie, considéré comme favorable à la colonisation. En Algérie, après la dissolution des AML le 14 mai, les autonomistes et les oulémas accusent le PPA d’avoir joué les apprentis sorciers et mettent fin à l’union du camp nationaliste. Les activistes du PPA imposent à leurs dirigeants la création d’une organisation paramilitaire à l’échelle nationale. Le 1er novembre 1954, on les retrouvera à la tête d’un Front de libération nationale. La guerre d’Algérie a bel et bien commencé à Sétif le 8 mai 1945.

Mohammed Harbi

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Re : La journée du chahid.
« Réponse #2 le: 18-02-2010, 20:41 »
Le moudjahid colonel Hadj  Lakhdhar Abid (Allah yarhmou)  qui  était devenu le chef politico-militaire de la wilaya I ( Aurès ) historique, dans sa lettre d’encouragement, datée le 19 Aout 1958, à une katiba de moudjahidines( katiba III) , de la zone I, région III ( Sétif , Ain Azel, Ain Oulmane, Ras El Oued, Bordj El Ghdir).
Vous constaterez, comme moi, un langage simple, sincère et paternel  qui ne peut émaner que  du fond du cœur.
La sincérité, le sacrifice  et le dévouement, voilà le grand secret de la réussite de notre glorieuse  révolution.

Allah yarham elchouhada.




« Modifié: 18-02-2010, 21:41 par elbeliouni »

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Re : La journée du chahid.
« Réponse #3 le: 18-02-2010, 21:24 »
Oui el beliouni c'est la sincerite ,tu as raison de le dire.Je crois que tu dors sous un tresor mon ami.Je t'envie.Je detiens moi aussi un document emanant d'un politique de notre region (Mohamed Guenifi rabbi yarahmou)concernant les donations au profit de l@ALN mais qi=ue je ne peux poster ici par pudeur.Les bienfaiteurs de l'epoque ne sauraient l'accepter.
Merci mon ami ,on en demande comme ca .

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Re : La journée du chahid.
« Réponse #4 le: 18-02-2010, 22:22 »


Merci à toi brother Ramsès, en ces temps, où nos martyrs se font insulter, à l’intérieur comme à l’extérieur, il est de notre devoir, de leur rendre hommage, comme on le peut.
De toutes les façons, notre seigneur, leur a réservé, le paradis éternel. Seuls les renégats sont à blâmer. Leur vie comme leur mort n’aura aucun sens. 

Apres les encouragements, venaient les promotions.
Mais, pendant notre glorieuse révolution, être responsable ce n’est pas pour se remplir les poches et se faire construire des châteaux  chez l’oncle Sam, mais c’est être en première ligne face à l’ennemi.

 Allah Akbar,Rrahima Allah Elchouhada.






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Re : La journée du chahid.
« Réponse #5 le: 19-02-2010, 10:40 »




  Journée nationale du chahid : Célébration sur fond de polémique


Malgré les innombrables cérémonies de commémoration, beaucoup de faits se rapportant à l'histoire de la Révolution demeurent occultés.
Aucune explication n'a été donnée à l'assistance au sujet de la défection de Abderrezak Bouhara, vice-président du Sénat, annoncé pour animer une rencontre-débat sur la contribution de la femme à la Révolution, abritée mardi dernier par le palais de la culture Malek Haddad, dans le cadre de la célébration de la journée nationale du chahid. La rencontre, ayant eu pour thème « La fille algérienne, des salles de cours à la lutte armée », a été marquée par un débat souvent passionné, en présence de Salah Belkobbi, ex-ambassadeur, Mohamed Abada, président de l'association Mechaâl Echahid, et des membres de l'organisation des moudjahidine et celle des enfants de moudjahidine.

Mis à part une douzaine de femmes, l'assistance était peu nombreuse, et les débats assez houleux, ont fini par prendre une autre tournure. Des intervenants iront même jusqu'à dénoncer la quasi-exclusion du nord constantinois de l'histoire révolutionnaire, en dépit du fait que celui-ci ait beaucoup donné au mouvement nationaliste algérien. « Des femmes comme Salima Mhazem, Louisa Debah, Taitoma Loucif et tant d'autres ont transporté des armes sous leur mlaya, des lettres dans l'ourlet de leurs habits… elles parcouraient des centaines de kilomètres pour aller dans les douars en qualité de conseillères afin d'informer et diriger des femmes devenues de véritables piliers de la guerre de Libération ; Constantine a beaucoup donné, mais on en parle très peu », regrettera une ancienne militante. Peu de places ou autres lieux publics à Constantine portent des noms de martyres .

Pour l'histoire, l'école primaire qui portait le nom de Salima Mhazem, sise à proximité du square Guessoum, dans le quartier de Belouizdad, a été démolie il y a plus de cinq ans, mais rien n'a été fait pour sauvegarder le nom de la martyre, qui tend à disparaître de la mémoire collective. Une effervescence régnait au sein de l'assistance, qui ne manquera pas de faire des reproches quant à l'oubli des chouhada et des moudjahidine, dont l'histoire, peu ou pas du tout écrite, a souvent été déformée. A ce propos, Salah Belkobbi a déclaré : « Beaucoup de choses sont révélées dans certains écrits, au point où Krim Belkacem est taxé de traître ; Mohamed Mechati, quant à lui, reproche à Mohamed Boudiaf et Mustapha Benboulaïd d'être autoritaires et d'avoir pris de mauvaises décisions. » Certains invités ont, par ailleurs, dénoncé l'échec cuisant de la transmission du message révolutionnaire à la jeunesse algérienne, laquelle croit, selon eux, que notre indépendance on la doit à De Gaulle !

D'autres ont imputé cet échec aux programmes concoctés par l'éducation nationale, qui n'a pas assez valorisé notre glorieuse Révolution, toujours selon ces invités à cette conférence. Celle-ci, qui a débuté tardivement, a été marquée par des interventions anarchiques, parfois même empreintes de colère. Cependant, les conférenciers, qui se voulaient malgré tout rassurants, ont orienté les débats vers l'avenir en insistant sur la nécessité de mettre en œuvre tous les moyens pour une écriture objective de l'histoire de la Révolution algérienne afin de transmettre un message fort et authentique aux générations futures.
 


Par Meriem Merabet





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Re : La journée du chahid.
« Réponse #6 le: 20-02-2011, 09:23 »

A l’occasion de la journée du Chahid, c’est avec grande émotion qu’on porte hommage à nos Chouhadas,  rahimahoum Allah, qui au prix de leurs vies  nous ont libéré du joug esclavagiste.
Ci-dessous une  photo combien symbolique.
Un moudjahid saluant des petits enfants qui lui rendent le salut.
L’un reconnaissant les mérites de l’autre.

Rahima Allah El Chouhada.



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Re : La journée du chahid.
« Réponse #7 le: 21-02-2011, 14:17 »
Rahima allah El chouhada d'hier et d'aujourd'hui. Le colonialisme a été un crime , les dictatures  son encensement  , les tueries actuelles sont de sa responsabilités!

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Re : La journée du chahid.
« Réponse #8 le: 18-02-2012, 22:03 »
18 février, commémoration de la journée du Chahid

UNE DATE ET UN PATRIMOINE SECULAIRE

La journée du chahid, nous renvoie à ces hommes qui sont la symbolique d’une révolution singulière, afin de s’inspirer de leur sacrifice et des valeurs qu’ils auront laissé comme héritage pour les générations, L’occasion est aussi un retour à ce passé, et à la mémoire de ces hommes qui méritent le respect et l’hommage d’autant plus que nous sommes à la veille du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie.



18 février, commémoration de la journée du Chahid


la commémoration de la mémoire en elle-même est un retour au passé et devrait prendre d'autres significations pour s’unir dans le recueillement de cette journée, afin de renouveler le serment, fait par ces millions de chouhada dont les sacrifices ont marqué chaque algérien de par le sang qui a coulé et irrigué cette terre et ce depuis l'occupation coloniale de 1830. La journée du Chahid en Algérie est la célébration du sacrifice et celui de la fin de l'injustice, de l'agression et de l'exploitation par le sang et la mort. Aussi est-il du devoir de chacun de se remémorer ces hommes tous autant qu’ils étaient du fait qu’ils ont été les fers de lance de la lutte pour la libération du pays et du peuple, répondant présent au rendez vous de novembre. Ce remémoré, ces hommes c’est s’inscrire dans la continuité de par la justesse du combat, qui les a mené, à la chahada, c’est aussi avoir une pensée pieuse et s’incliner devant ce courage et cette  loyauté indéfectible. Leur sacrifice a été l’engagement envers les générations devenant ainsi le legs mémoriel qui doit être sans cesse renouveler et ce au nom des idéaux qu’ils ont défendu.

Une date qui a son poids historique


Le choix  du 18 février, depuis sa consécration en 1989 témoigne d'une volonté de fidélité et de continuité, et qui symbolise la date  de la création de l'Organisation Spéciale « OS » qui a été le prélude de la lutte armée, elle marque aussi pour ainsi dire la lutte de libération nationale par la présentation de la Question algérienne devant l'Assemblée générale des Nations unies le 18 février 1957, une date importante dans le combat pour la liberté et l’indépendance de l’Algérie. Février, à lui seul revêt un caractère solennelle  dans le combat d’un peuple et celui de la barbarie, de par l’exécution d’un grand nombre de moudjahidine durant ce mois, c’est aussi  le jour où la France a procédé à l'un des plus terribles tests nucléaires en surface dans la région de Reggane, le 13 février 1960, prenant pour cobaye les habitants de cette région et dont les séquelles ne cessent de faire des victimes même de nos jours.  L’on ne peut oublier, ce qui s’est passé en ce mois de février d’où l’importance d’y revenir, car il rappelle aussi la création des zones interdites, la pose de barbelés électrifiés et de milliers de mines antipersonnel qui continuent à semer la mort cinquante ans après l’indépendance et ce malgré les efforts de  notre armée pour les désamorcer. Le mois de Février, c’est aussi le bombardement par l’aviation de l’armée coloniale contre la population de Sakiet Sidi Youcef en territoire tunisien le 8 février 1958. Durant ce mois, d’autres crimes seront perpétrés et qui ne seront qu’une suite logique d’exactions commises contre les populations des villages et douars de l’Algérie profonde, par la France. Une date qui a son poids historique, du fait du sacrifice consenti par ceux qui ont été au feu et qui sont tombés au champ d’honneur, une date qui ne fait peut être aucune différence pour les nouvelles générations, mais pour ceux qui ont vécu le joug coloniale, cette date est importante pour ce qu’elle est, aussi est-il du devoir de chaque algérien  de s’inscrire dans cette ligne, car elle est exclusive au chahid pour qu’il demeure vivant dans  la mémoire collective de tous. Les noms de Larbi Ben M’Hidi, Ahmed Zabana, Mostefa Ben Boulaid, Didouche Mourad, Zighoud Youcef, Belouizdad, Ben Abdelmalek Ramdane, Lotfi, Abane Ramdane, Bordji Amar, Hamou Boutlélis, Benyahia Belkacem, Ould Aissa Belkacem, et tant d’autres, ont répondu à l’appel du 1er Novembre 1954, sans hésitation. Aussi est-il du devoir de tous les algériens, d’avoir une attention particulière et un effort de correction, de ressourcement, d'enrichissement et de renouvellement, en cette journée particulière.

Affirmer la vérité et se la rappeler toujours

La remémoration et la commémoration sont un devoir envers nos chouhada et une donne pour revenir à ce passé, qui est tel un spectre qui n’a pas finit  de planer sur notre pays de par le refus les attaques continues des nostalgiques de l’Algérie surtout à l’approche du cinquantième anniversaire de l’indépendance. Cette journée, ‘c’est aussi une façon d’affirmer la vérité, se la rappeler toujours devenant est une exigence qui s’impose pour que les injustices commises à l’encontre du peuple algérien, ne s’effacent pas, même si ces réalités aussi tristes et douloureuses fussent elles, car ces hommes ont lutté pour arracher l’Indépendance, devenant ainsi la fierté et l’orgueil doublées d’une lutte acharnée et juste, et dont le monde nous envie, et ce malgré les campagnes tendancieuses des nostalgiques de l’Algérie françaises, qui veulent ternir l’image de la révolution, et même après cinquante ans, ils ne cessent de déverser leur haine et leur venin, contre notre pays et n’accepteront jamais leur défaite, face à un peuple qui a su conquérir sa liberté et le respect des nations. Ils sont allés jusqu’à monter de toutes pièces et attribuer des faits mensongers sur nos combattants menant une  campagne visant à altérer l’image de  la révolution, oubliant les horreurs commises à l’encontre de tout un peuple. Le prix à payer a été des plus lourds pour le peuple algérien, afin de devenir maitre de sa destinée et c’est au nom de la liberté que, des bergers, des travailleurs, des fellahs, des enseignants, des hommes de culture, des oulémas, des médecins, des avocats, des journalistes, des artistes et des femmes se sont sacrifiés.  Pendant de longues années  notre peuple a été mis à rude épreuve, mais les idéaux de ces hommes l’ont emporté, d’où cette détermination à s'acquitter pleinement et dignement de leur noble mission à laquelle ils se sont consacrés, choisissant l’éternité pour refuge et comme récompense, pour rappeler en ce jour mémorable que plus d’un dixième de la population, a été sacrifié sur l'autel de la liberté. Cette journée de recueillement, est aussi un rappel du vécu d’un peuple, qui a souffert sous le joug d’une France coloniale qui a employée les pires méthodes pour l’asservir  sans réussir. De l’autre côté de la rive  méditerranéenne, l’on refuse à reconnaître les actes répréhensibles de tortures, de mutilations, de barbarie, de massacres de populations entières et d'assassinats avec une sauvagerie innommable et ce, en dépit des preuves irréfutables et d’aveux de  responsables à l'endroit d'un peuple dont le seul tort a été de lutter pour son indépendance  son identité et pour ses idéaux.

Une date et un patrimoine séculaire

 La Révolution de Novembre rappelle le désastre de l’esprit colonial : et la révolution algérienne a grandement contribué à la libération des autres peuples devenant ainsi l’exemple, qui leur permettra de prendre conscience afin de se libérer à leur tour des jougs coloniaux. La journée du chahid, c'est aussi un acquis et un patrimoine historique qui appartient à  l'ensemble du peuple, aussi est-il de notre devoir de veiller au respect de la mémoire qui nous incombe à être  fidèle  au sacrifice des chouhada,  Un million et demi de chouhada, ce qui constitue un patrimoine séculaire , qui doit unir tous les algériens sans exclusion, devenant ainsi le meilleur garant de cet anniversaire, pour un  perpétuel retour aux sources de novembre dont la préservation est un devoir sacré, pour  retracer l'histoire, qui doit englober l'ensemble des enfants de l’Algérie qui ont préféré la chahada  pour que le peuple soit libre et maitre de son destin. A travers cette journée,  il convient de se rappeler et honorer ces martyrs qui sont mort au nom du devoir  La journée du 18 février consacrée au chahid, doit être exclusive et nous interpelle pour  s'imprégner des hautes valeurs de ces hommes dont les noms sont incrustés à jamais dans la mémoire collective du peuple et  pour qui ils n’ont pas hésité à donner ce qui a de plus cher, la vie.

Benyahia Aek


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Re : La journée du chahid.
« Réponse #9 le: 21-02-2012, 21:05 »
Merci ami Elbéliouni pour tes contributions  fort instructives quant à l'engagement et à la fidélité des joundis de   l'ALN,bras séculier du FLN,du simple joundi au plus haut gradé au service dela cause juste du peuple algérien pour bouter hors deu SANCTUAIRE de la lutte sans merci contre la force génocidaire du colonialiste français,avec  foi et détermination ,avec comme viatique"ANNASR AOU EL ISTICHAD FI SABIL EL HOURIA OUAL IN3ITAQ".
La simple lecture des documents (rédigées en arabe)que tu a s produit renseigne sur le degré de motivation à atteindre les objectifs tracés,le sens de l'organisation pointue,la rigueur et surtout la conviction,dans un style clairvoyant,mais empreint de respect réciproque entre le commandement et la base.Il ya aussi une pédagogie rares en pareilles circonstances et conditions difficiles contre la première force coloniale de l'époque qui a usé et abusé de tous les moyens     illicites tels que la torture,le napalm,la création de zones interdites,les exactions contre les populations civiles.En dépit du rapport de force inégal d'autant que l'OTAN s'est alignée sur les positions françaises.
Ce sont précisément toutes ces qualités intrinsèques à la révolution algérienne qui ont permis de sortir vainqueur et de se débarasser  de la présence française et mettre à genou sa soldatesque tyrannique ,au prix d'un lourd tribut.
Mais au bout du compte,la VICtOIRE est acquise,conquise et réussie!

50 ans après l'indépendance,on assiste encore à une autre forme de destabilisation sournoise de        l'Algérie indépendante par l'utilisation pernicieuse de  la "cinquième colonne",en tant que moyen privilégié pour détruire à jamais les acquis de la révolution du premier novembre,et restaurer des liens suzerainté et de sujetion de l'Algérie à l'hexagone.

C'est dire qu'aujourd'hui,les tenants de l ordre colnial"new look" et leurs sbires locaux,tapis à tous les échelons de la société et de l'Etat,tiennent toujours à leurs desseins funestes de faire plier notre pays.

Ces velléités n'ont jamais cessé depuis la fameuse phrase de De gaulle:"LACHEZ LES CHIENS!",en passant par le harcèlement des années soixante et soixante dix, tant au plan national qu'international,en clamant à découvrant dans les années 80 leurs desseins,à travers la politique de l'innénarable Mitterrand ,et surtout en participant activement dans les années 90,lors de la décennie noire,pour étouffer l'Algérie novembriste par un appui, net et clair au terrorisme pour faire plier à jamais le pays.
C'était sans compter sur la détermination du peuple algérien,de son élan patriotique à préserver jalousement son indépendance.

Dans les annèes 2000 à ce jour,une autre stratégie est déployée,à savoir la multiplication des fractures et scissions au sein même du peuple algérien,avec un large, éventail de mesures,allant de l'encouragement du phénomène"bi-national",la  conversion de larges pans de la société algérienne au christianisme,la cristallisation  des clivages entre "berbères" et "arabes",restaurer la place privilégiée de la langue française,au detriment de     l'arabe et l'instrumentalisation de l'amazigh,la réplique à la demande algérienne légitime de criminalisation du colonialisme,par la demande française de justice pour les harkis et les pieds noirs et la criminialisation des actes du FLN lors de         la guerre d'indépendance.

Au plan diplomatique politique  et économique ,on reparle "cyniquement"de la relation singulière et de rapports privilégiés entre la métropole et son"espace vital"dans sa profondeur"algérienne.

Le doute s'installe tant et si bien que politiciens,diplomates,presse crient haut et fort que la France est en plein droit légitme de reconquérir l'Algerie,quoi qu'il lui en coûte allant jusqu'à nous "inviter" à célébrer le cinquantième anniversaire de notre indépendance"dans la modération'dixit le faucon "jamais"modéré"(dé)-Jéjuppé.
En parallèle,la criminalisation de tous actes contre les harkis,la revendication des droirs des pieds noirs,la sacralisation du tortionnaire Bigeard,le harcèlement continu des membres de la communauté algérienne régulirement étabie par une batterie de mesures humliantes et discriminatoires,fustigeant l'islam et ses rites ,diabolisant les"zmigiris....Et j'en passe.
Le plus grave dans tout cela,c'est le rôle ingrat (de goumiers)attribué aux algériens de   là bas et d'ici pour nous faire plier l'échine.
La France atteindra-t-elle son but?

Personnellement,je pense que le sang de nos martyrs de 1830 à 1962 et les millions  de sacrifiés pour l'indépendance,sont le garant non seulement de l'"échec "de cette stratégie de la terre brûlée et de la cinquième colonne,mais aussi probablement de l'enfoncement de la France dans une crise économique sans précédent avec  tout son lot de retombées sociales,politiques ethniques,voire religieuses.

Qui vivra verra!

GLOIRE A NOS VALEUREUX MARTYRS.

Hors ligne Maram_Hnina

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Re : La journée du chahid.
« Réponse #10 le: 18-02-2013, 21:22 »
"GLOIRE A NOS VALEUREUX MARTYRS"

c'est la journée du chahid ,une pensé pour votre frère et ami el beliouni ,le créateur de ce fil .

Hors ligne ibnsaid

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Re : La journée du chahid.
« Réponse #11 le: 05-03-2013, 15:28 »
Ce Topic rappelle aussi le désarroi et les affres qu´à subit le juge Mellouk Benyoucef qui a osé s´attaquer aux faussaires, ceux qui se sont faits passer pour moudjahidin.

Hors ligne elbeliouni

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Re : La journée du chahid.
« Réponse #12 le: 07-03-2013, 15:29 »
@  Maram_ Hnina alias Layale :)

C’est un honneur pour moi, sister Layale, que tu aies eu  une pensée pour moi,  spécialement en cette journée …
Yatfkrek elkheir   Inchallah, aujourd’hui, demain et toujours.

El madjdou oua el khouloud li el chouhada.

@ Ibnsaid

Il est vrai cher frère Ibnsaid  que le moudjahid  Benyoucef Mellouk a connu des vertes et pas mûres depuis le jour où il a osé dire la vérité rien que la vérité.
Cela fait une vingtaine d’années qu’on lui mène la vie dure, mais l’autre  jour, il  a déclaré à la presse qu’il ne regrette rien et si c’est à refaire il  le fera,  parce que jamais il ne trahira le sang des chouhadas  !
Toi et moi, brother Saidson,  reconnaissons là,  le principe, des moudjahidin, les vrais… 
« Modifié: 07-03-2013, 20:27 par elbeliouni »